Page 24 - Revue Energie & Stratégie N° 73
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         durable grâce à son potentiel en matière d’accès au savoir, de
         prévision des catastrophes naturelles ou encore de recherche
         médicale.
         Rappelant que l’IA est également  très  consommatrice d’énergie,
         il a estimé qu’il était indispensable de développer des systèmes
         énergétiques permettant à tous d’y accéder.
         M. Guerraoui a plaidé pour la démocratisation des modèles open
         source afin de réduire la dépendance des pays du Sud vis-à-vis des
         grandes puissances technologiques, tout en appelant à développer
         une «IA frugale», moins énergivore.
         Tout en mettant en avant les investissements du Maroc dans les
         énergies renouvelables, il a également mis en avant le potentiel de la
         coopération régionale en matière d’innovation, d’industrialisation et
         de partage des connaissances.
         De son côté, Isabelle Chevalley, docteure en sciences et fondatrice
         d’Éco-LIT, a estimé que chaque individu «devrait pouvoir bénéficier
         d’une énergie en suffisance», considérant que l’accès à l’énergie est   développement industriel, l’attractivité économique et l’émergence
                                                              de nouveaux secteurs, notamment l’hydrogène vert.
         un droit fondamental.
         Elle a souligné que les progrès du solaire et de l’éolien permettent   Elle a toutefois insisté sur le fait que «la réussite d’une transition
         désormais d’envisager une énergie abondante et accessible,   énergétique ne dépend pas uniquement des infrastructures ou
         notamment  en Afrique.                               des investissements. Elle repose avant tout sur les femmes et les
         Mme Chevalley a également plaidé pour des investissements   hommes  qui  porteront  cette  transformation»,  appelant  à  investir
         massifs dans les réseaux intelligents, les systèmes énergétiques   davantage dans la formation, la recherche, l’innovation et l’inclusion
         décentralisés et le stockage afin de rendre cette énergie disponible   des jeunes et des femmes, tout en défendant un mix énergétique
         à tous à un coût compétitif.                         équilibré associant énergies renouvelables et nucléaire.
         Pour sa part, la présidente du Conseil international des sociétés   Organisée conjointement par l’Observatoire international de Genève
         nucléaires (INSC), Khadija Bendam, a présenté le Maroc comme un   pour les droits de l’Homme (IOPDHR), l’Alliance Suisse-Maroc et l’ONG
         exemple régional de transition énergétique intégrée au service du   PDES, cette rencontre, qui a eu pour cadre le Geneva Press Club, a
         droit au développement.                              réuni un public international et diversifié, composé de représentants
         Elle a mis en avant les progrès réalisés depuis la Stratégie énergétique   d’organisations internationales, du monde académique et de la
         nationale de 2009, qui ont permis au Royaume de porter la part des   société civile.  Au total, 50 participants étaient présents, illustrant
         énergies renouvelables à plus de 45 % de sa capacité électrique   l’intérêt croissant pour les questions liées à la transition énergétique,
         installée, avec un objectif de 52 % d’ici 2030.      à la gouvernance et aux droits humains dans une perspective de
         Selon Mme Bendam, ces investissements ont favorisé l’emploi, le   développement  durable.


          CASABLANCA : LANCEMENT DE L’ÉLABORATION             Le Plan Climat Casablanca a pour objectif de doter la métropole
                                                              d’une feuille de route intégrée visant à renforcer sa résilience face
          DU PLAN CLIMAT AVEC L’APPUI DE LA BANQUE            aux changements climatiques, à réduire les émissions de gaz à effet
          MONDIALE                                            de serre, à orienter les investissements prioritaires et à améliorer
                                                              durablement le cadre de vie des citoyens.
                                                              Il couvrira les principaux secteurs stratégiques, notamment la
                                                              mobilité, l’énergie, l’eau, les déchets, l’urbanisme, les infrastructures
                                                              et la biodiversité.
                                                              Mme Rmili a souligné que le Plan Climat Casablanca constitue «une
                                                              étape majeure pour l’avenir de notre métropole», ajoutant qu’il
                                                              traduit «notre volonté de faire de la transition climatique un levier de
                                                              développement durable, de résilience et d’amélioration de la qualité
                                                              de vie de tous les Casablancais».
                                                              Pour sa part,  Abderrahim Outass,  vice-président du Conseil
                                                              communal de Casablanca chargé de la coopération internationale,
                                                              a indiqué que le Plan Climat Casablanca marque «une nouvelle étape
                                                              dans le rayonnement international de notre métropole», soulignant
            a Commune de Casablanca a officiellement lancé l’élaboration du   qu’en mobilisant l’expertise de la Banque mondiale et en s’appuyant
            Plan Climat Casablanca (PCC), avec l’appui de la Banque mondiale,   sur les échanges au sein du réseau C40, Casablanca fait de la
         Ldans le cadre du Plan d’Action Communal 2023-2028.  coopération internationale un moteur d’innovation, de résilience et
          Le lancement officiel de cette démarche, tenu le 3 juillet 2026t, a   de développement durable au bénéfice de ses citoyens.
          réuni les principaux acteurs institutionnels et techniques autour
          d’une  vision commune. Présidée par Nabila Rmili, présidente du   La gouvernance du projet est désormais opérationnelle et les
          Conseil communal de Casablanca, cette rencontre s’est déroulée en   équipes de la Commune, en étroite collaboration avec la Banque
          présence des représentants de la Banque mondiale.   mondiale et l’ensemble des partenaires institutionnels, ont engagé
          Cette initiative stratégique traduit l’engagement de la métropole en   les travaux de collecte des données et d’élaboration des diagnostics
          faveur de la transition climatique, de la résilience territoriale et du   qui serviront de base à la future stratégie climatique de Casablanca.
          développement durable. Et de relever que l’adhésion de Casablanca   Les premiers  résultats intermédiaires  du Plan  Climat Casablanca
          au réseau C40 Cities, qui rassemble près de 100 grandes métropoles   seront présentés à la  fin du mois de septembre 2026, avant
          engagées dans l’action climatique, lui permet de bénéficier des   l’élaboration de la feuille de route opérationnelle qui guidera l’action
          meilleures pratiques internationales.               climatique de la métropole pour les prochaines années.
          ENERGIE & STRA TÉGIE | 2  ÈME  TRIMESTRES  2026
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