Page 12 - Revue Energie & Stratégie N° 73
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12 ACTU NATIONALES
porte sur l’utilisation des réservoirs 100.000 mètres cubes pour le carburant
de la société la «SAMIR», relevant qu’à aérien à l’horizon 2030.
cet égard, les analyses des besoins Concernant la troisième mesure, elle a
nationaux montrent que les niveaux fait état d’une concentration de 80% des
actuels de stockage sont suffisants pour capacités de stockage dans les régions
le gasoil, l’essence et le fuel. de Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan,
Toutefois, Mme Benali a noté que des d’où l’orientation des investissements
défis persistent pour le gaz butane et vers d’autres espaces territoriaux,
le carburant aérien, ajoutant que des notamment au niveau du Port Nador West
projets de stockage sont en cours afin Med, appelé à devenir un pôle majeur
d’augmenter les capacités de 400.000 dans le domaine des hydrocarbures et
mètres cubes pour le gaz butane et de du stockage du gaz naturel.
MAROC-
NORVÈGE :
ACCORD POUR
LA MISE EN
ŒUVRE DE
L’ARTICLE 6.2
DE L’ACCORD
DE PARIS
e Maroc et la Norvège ont signé, le 6 mai, un accord visant à établir Lors de la signature de cet accord, Mme Benali a souligné que
un cadre de coopération pour le développement d’approches cette initiative confirme l’engagement à long terme du Maroc et
Lcollaboratives fondées sur les mécanismes de marché prévus de la Norvège sur les questions climatiques, malgré un contexte
par l’Article 6.2 de l’Accord de Paris sur le Climat. international très instable.
Cet accord a été signé par la ministre de la Transition énergétique Évoquant à cet égard, l’ambition climatique du Maroc, telle que
et du Développement durable, Leila Benali, et le ministre norvégien
du Climat et de l’Environnement, Andreas Bjelland Eriksen, lors d’une reflétée dans sa CDN3.0 qui vise une réduction de 53 % des émissions
cérémonie tenue à distance, en présence de l’ambassadrice du de GES à l’horizon 2035, la ministre a également précisé que ce
Maroc en Norvège, Nabila Freidji, et de l’ambassadeur du Norvège au partenariat repose sur un engagement initial de 100 millions de
Maroc, Helge Seland. dollars de financement carbone, avec un potentiel de mobilisation
Il permet la mise en œuvre de projets conjoints générant des pouvant dépasser 600 millions de dollars, à travers des mécanismes
résultats d’atténuation transférés au niveau international (ITMOs), de paiements fondés sur les résultats.
contribuant ainsi à l’atteinte des Contributions Déterminées au De son côté, le ministre norvégien a souligné le «besoin de plus de
niveau national des deux pays.
Dans le cadre de cet accord, les deux parties ambitionnent de mettre coopération entre les pays pour réduire les émissions mondiales»,
en œuvre le programme GBI -Generation Based Incentive (Incitation notant que «la Norvège et le Maroc s’associent pour mettre en place
basée sur le résultat), visant à soutenir le déploiement d’environ 2GW un programme qui augmentera la production d’énergie renouvelable
de capacité installée en énergies renouvelables incluant également au Maroc tout en attirant des investissements et en créant des
des solutions de stockage par batteries, sur une période de 10 ans emplois».
(2026–2036). Ce programme permettra de réduire les émissions, qui pourront
Il cible en particulier les projets d’énergies renouvelables les plus ensuite être transférées à la Norvège sous forme de crédits carbone.
complexes ou les moins rentables qui ne pourraient pas être réalisés
sans un appui financier additionnel du marché carbone. Il convient de rappeler que cet accord s’inscrit dans la dynamique
Le programme permettra d’éviter 9 à 10 millions de tonnes de mise en œuvre des engagements du Maroc en matière de
d’émissions de CO2 d’ici 2030, tout en contribuant à la mobilisation coopération climatique. Dans ce cadre, le Maroc a déjà conclu des
des financements climatiques, au renforcement de l’attractivité des accords et MoU avec plusieurs pays pour l’opérationnalisation de
investissements verts ainsi que le transfert de technologies et la l’Article 6.2 de l’Accord de Paris, en vue de promouvoir la réalisation
création d’emplois. de projets conjoints, le transfert de technologies et la mobilisation
D’après la même source, les réductions d’émissions générées dans du financement climatique.
ce cadre pourront, le cas échéant, être transférées à la Norvège sous
forme d’ITMOs conformément aux dispositions de l’Article 6 de l’Accord Cet accord reflète une vision commune visant à renforcer la
de Paris, contribuant ainsi à la mise en œuvre des engagements coopération climatique fondée sur la confiance, et à traduire
climatiques des deux pays et aux efforts internationaux d’atténuation l’ambition en mécanismes concrets contribuant à la réduction des
de lutte contre le changement climatique. émissions et au soutien du développement durable.
ENERGIE & STRA TÉGIE | 2 ÈME TRIMESTRES 2026

