Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a plaidé pour des systèmes d’alerte précoce pour faire face à la “nouvelle réalité” imposée par les changements climatiques.
“Les dix dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées dans l’histoire de l’humanité. Les océans connaissent des niveaux records de chaleur. Incendies ravageurs, inondations dévastatrices ou tempêtes sans précédent: aucun pays n’est épargné par les effets des changements climatiques”, a indiqué le chef de l’ONU dans son message à l’occasion de la Journée météorologique mondiale célébrée le 23 mars.

Il a relevé que dans cette nouvelle réalité climatique, les systèmes d’alerte précoce ne sont pas un luxe, ajoutant qu’en plus d’être indispensables, ils représentent des investissements judicieux, puisque les bénéfices “qui en découlent sont pratiquement 10 fois supérieurs aux montants investis”.

Le chef de l’ONU a toutefois relevé que près de la moitié des pays de la planète n’ont toujours pas accès à ces systèmes d’une importance vitale, notant qu’à l’ère du numérique, il est déplorable que des personnes perdent la vie ou voient leurs moyens de subsistance anéantis faute d’avoir accès à des systèmes d’alerte précoce efficaces.

Dans ce cadre, il a indiqué que l’initiative “Alertes précoces pour tous” de l’ONU vise à ce que chaque habitant de la planète soit protégé par un système d’alerte d’ici à 2027, soulignant que la communauté internationale doit unir ses forces et accroître d’urgence ses efforts et ses investissements pour atteindre cet objectif.

“Il est primordial que chaque pays accorde à l’initiative un soutien politique de haut niveau, qu’un appui plus énergique soit offert sur le plan des technologies, que les gouvernements, les entreprises et les communautés resserrent leur coopération et que les financements connaissent un véritable bond”, a-t-il dit. Pour lui, il est également crucial d’accroître la capacité de prêt des banques multilatérales de développement.

Dans la même veine, le SG de l’ONU a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour chercher à résoudre la crise climatique à la source, “en réduisant rapidement et fortement les émissions de gaz à effet de serre, afin d’éviter que la situation n’empire dans des proportions inimaginables”.

“Cette année, tous les pays doivent honorer leur promesse de présenter de nouveaux plans d’action nationaux pour le climat qui soient compatibles avec l’objectif consistant à limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius”, a-t-il insisté.





L’enquête Water Insights 2025 de GROHE place le Maroc parmi les pays les plus conscients de la crise de la sécheresse et de l’urgence de préserver les ressources hydriques, a révélé une enquête publiée le 19 mars par GROHE et Lexil.

Réalisée auprès de plus de 20 000 consommateurs à travers le monde, l’enquête révèle que ce niveau de sensibilisation témoigne de l’engagement croissant des Marocains en faveur de la protection de l’eau et de leur adoption de solutions innovantes pour une gestion plus durable, marquant ainsi une transition vers des comportements plus responsables.

Les résultats de GROHE, leader mondial des solutions pour salles de bains et équipements de cuisine, dévoilés lors l’ISH 2025 à Francfort, mettent en lumière une forte prise de conscience de la crise hydrique au Moyen-Orient, incluant le Maroc. En effet, 72 % des consommateurs de la région considèrent la pénurie d’eau comme une urgence, tandis que 60 % affirment avoir déjà adopté des systèmes d’économie d’eau.

Malgré cette prise de conscience, la conservation de l’eau reste un défi de taille. L’enquête souligne que les coûts perçus comme élevés et le manque d’information sont des obstacles majeurs à une adoption plus large des solutions économes en eau. 

Avec la baignade et l’hygiène personnelle représentant la part la plus importante de la consommation domestique d’eau, des solutions qui optimisent l’utilisation de l’eau tout en garantissant une expérience agréable sont essentielles pour un mode de vie durable dans la région.



L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a organisé, le 26 mars à Salé, un programme de formation et de sensibilisation à l’usage rationnel de l’eau et à sa préservation, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2025.

Cette initiative, lancée en partenariat avec le Centre international Hassan II de formation à l’environnement, relevant de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, s’inscrit dans le cadre des programmes “Éco-Écoles” et “Jeunes reporters pour l’environnement”, visant à promouvoir la conscience écologique et à encourager les comportements responsables en matière de consommation de l’eau.

L’évènement, initié au sein d’un établissement scolaire labellisé “Éco-École”, fait partie d’un programme national élargi couvrant les 12 régions du Royaume, avec trois visites prévues par région, en vue d’ancrer la culture de la consommation durable de l’eau et de renforcer la sensibilisation environnementale auprès des jeunes à l’échelle nationale.

Dans ce sens, une visite à la station de traitement des eaux du Complexe Bouregreg a été organisée en faveur des élèves des écoles écologiques.

A cette occasion, des explications leur ont été fournies sur les mécanismes de traitement et d’épuration des eaux ainsi que sur les techniques utilisées afin d’en garantir la qualité et la sécurité, l’objectif étant de permettre aux élèves d’acquérir des connaissances sur les diverses étapes du procédé de traitement des eaux appliqué, depuis la pré-chloration jusqu’à la désinfection.

En outre, les élèves ont eu l’opportunité de visiter le musée de l’Eau, un espace destiné à mettre en avant la culture hydrique, en favorisant notamment la découverte des différents systèmes hydriques traditionnels utilisés par les civilisations anciennes.

Dans une déclaration à la presse, la chargée de la sensibilisation des jeunes à l’ONEE, Fatima Zahra Ammor, a souligné que cette initiative ambitionne de donner un aperçu sur les efforts fournis par l’Office en matière de préservation des ressources hydriques et de contrôle de leur qualité.

“Cette initiative témoigne du rôle pivot de l’ONEE dans la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, le contrôle de sa qualité et la protection de l’environnement”, a-t-elle souligné, notant qu’à travers la célébration de la Journée mondiale de l’eau, l’Office contribue à la consolidation de la culture de la consommation durable de l’eau.

Par ailleurs, Mme Ammor a fait savoir que cette journée a été riche en ateliers de sensibilisation à l’importance de la préservation des ressources hydriques et en visites aux installations de l’ONEE, dont la station de traitement des eaux de Bouregreg.

Les élèves, prenant part à ce programme de formation et de sensibilisation, se sont dis heureux de pouvoir participer aux activités organisées en commémoration de la Journée mondiale de l’eau.

Placée cette année sous le thème “La préservation des glaciers”, cette journée vise à souligner l’importance de la rationalisation de la consommation des ressources hydriques et à sensibiliser à la nécessité de leur protection, sur fond de changements climatiques et de défis environnementaux croissants.





Célébrée le 22 mars de chaque année, la Journée mondiale de l’eau 2025 a pour thème «La préservation des glaciers». L’objectif est d’attirer l’attention du public sur la situation des 2,2 milliards de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à une eau salubre et d’inviter à prendre des mesures pour lutter contre la crise mondiale de l’eau.

A travers cette journée, l’Organisation des Nations Unies vise en particulier à soutenir la réalisation de l’Objectif de Développement Durable 6 (ODD 6) : accès de tous à l’eau et à l’assainissement d’ici à 2030.

En marge de cette journée, la Société Régionale Multiservices (SRM) Casablanca-Settat présente ses actions et projets visant à sécuriser l’alimentation de la Région en eau potable. Dans un contexte de stress hydrique, et dans le cadre de son programme d’investissements au titre de l’année 2025, la SRM Casablanca-Settat prévoit de lancer 211 projets d’eau potable pour un investissement total de 5,3 milliards de DH.

 

Sécuriser l’alimentation en eau potable de toute la Région

C’est ainsi que la société régionale a programmé la réalisation de 12 réservoirs d’eau répartis sur l’ensemble du périmètre de la Région de Casablanca-Settat, avec un investissement de 155 millions de DH HT prévu cette année. Avec un volume supplémentaire global de 277.000 m³, ces réservoirs permettront de renforcer la capacité de stockage de la SRM Casablanca-Settat de plus de 22%, pour atteindre plus de 1,1 million de m³ d’eau.

Cette dernière lancera également le projet de sécurisation de l’alimentation en eau potable de la Région à partir de la future station de dessalement de Casablanca pour un investissement total de 2,15 milliards de DH HT. Ce projet, prévu sur une durée de deux ans, permettra d’assurer l’alimentation en eau de la Région à partir de la nouvelle station, avec une capacité à terme de 300 millions de m³ par an. 

Les travaux consisteront en la réalisation de 118 km de conduites d’adduction de diamètres allant de 600 mm à 1.800 mm, deux réservoirs d’eau à Sahel Oulad H’riz (Province de Berrechid) de capacités de stockage de 30.000 m³ et de 60.000 m³ d’eau, ainsi que deux stations de pompage de capacités de 6.000 l/s et de 9.800 l/s.

Par ailleurs et face aux défis de stress hydrique, accentués par les effets du changement climatique et la pression démographique, l’État a décidé de prioriser la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable pour les populations des régions les plus vulnérables. C’est ainsi qu’un programme urgent a été lancé, afin de répondre aux besoins immédiats tout en renforçant la résilience des territoires face à la pénurie d’eau. 

Pour la région de Casablanca-Settat, le projet piloté par la SRM consiste en la réalisation de 33 stations monoblocs de dessalement et de déminéralisation des eaux saumâtres d’une capacité totale de 255 l/s, soit l’équivalent de 8 millions de m³ par an. Doté d’une enveloppe budgétaire de 400 millions de DH, le projet est en cours de déploiement, avec 11 stations monoblocs déjà mises en service (six à la province de Settat, deux à la province de Berrechid, deux à la province de Sidi Bennour et une à la province d’El Jadida) sur les 33 prévues.

 

Un plan d’actions soutenu de détection et de réparation des fuites d’eau

La SRM Casablanca-Settat a mis en place un plan d’actions soutenu visant la détection et la réparation des fuites d’eau sur le réseau et les branchements, la lutte contre les fraudes et la modulation de la pression d’eau. Pour mener à bien ce plan, la société s’appuie sur une panoplie de technologies innovantes, à savoir : l’outil «Aquadvanced», la sectorisation, la technologie «Ball intelligente pour la recherche de fuite sur Feeder», les prélocalisateurs acoustiques avec la technologie Radio…

A titre d’exemple, sur le territoire des préfectures de Casablanca et de Mohammedia, la SRM Casablanca-Settat dispose de 31 équipes spécialisées dans la recherche des fuites et la sectorisation du réseau d’eau potable, ainsi que d’un parc de 3.600 prélocalisateurs acoustiques fixes des fuites. Axé sur l’amélioration de la performance du réseau, le plan d’actions lancé par la SRM Casablanca-Settat, depuis octobre 2024, a permis d’économiser plus de 3,5 millions de m³ d’eau à fin février 2025. La recherche des fuites d’eau a porté sur environ 19.500 km de réseau de desserte, soit près de 2,5 fois le linéaire total du réseau existant. En quatre mois seulement, la société régionale a «écouté» près de 7.900 km de réseaux. Au total, 1.971 fuites détectées (410 sur conduite et 1.561 sur branchements et postes de comptage) ont été réparées durant cette période. Aussi, 12 km de conduites de transport (feeder) ont été inspectées et 13 fuites ont été détectées.

 

La SRM Casablanca-Settat ouvre ses portes pour les visites de sensibilisation à la préservation de l’eau

Dans le cadre de son engagement en faveur du développement durable de la Région, la SRM Casablanca-Settat mène des actions de sensibilisation à la préservation de l’eau et de l’environnement. Les portes de la société régionale sont, en effet, ouvertes pour des visites de sensibilisation de ses différents ouvrages au profit des élèves des établissements scolaires, des représentants de la société civile et des élus.

Depuis le début de l’année, plusieurs visites guidées à la Station d’épuration des eaux usées (STEP) de Médiouna ont été organisées au profit de centaines d’élèves. Ces visites pédagogiques visent à sensibiliser les participants au grand cycle de l’eau, notamment à l’importance de la réutilisation des eaux usées épurées dans l’arrosage des espaces verts, et à leur faire adopter des « éco-gestes » au quotidien pour une utilisation rationnelle et responsable de l’eau.

L’eau potable dans la Région de Casablanca-Settat en chiffres :

  • +23.263 km de réseau de distribution d’eau potable;
  • 267 réservoirs d’eau potable d’une capacité totale de 908.207 m³;
  • 128 stations de pompage et surpresseurs.





L’ONHYM vient de remporter le prestigieux prix de la Compagnie Pétrolière Nationale de l’Année lors du Sub-Saharan Africa International Petroleum Exhibition and Conference (SAIPEC 2025) à Lagos, au Nigeria.

Cette distinction reflète non seulement les efforts constants de l’ONHYM pour promouvoir une gestion durable et innovante des ressources énergétiques, mais aussi son engagement à renforcer les partenariats régionaux et à contribuer à l’avenir énergétique de l’Afrique.

Depuis sa création, l’ONHYM s’est imposé comme un acteur incontournable dans le domaine des hydrocarbures et des mines au Maroc. 

En tant qu’institution publique, il joue un rôle clé dans l’exploration, la recherche et le développement des ressources naturelles du Royaume. Grâce à ses initiatives, le Maroc est devenu un acteur stratégique dans le secteur énergétique en Afrique, en mettant en avant des solutions durables et des projets collaboratifs.

Le prix décerné au SAIPEC 2025 souligne également la capacité de l’ONHYM à nouer des partenariats régionaux solides. Ces collaborations permettent non seulement de sécuriser l’approvisionnement énergétique, mais aussi de favoriser l’échange de technologies et de savoir-faire entre les pays africains.



La sixième édition de la Semaine Nationale de l’Eau s’est ouverte, le 22 mars à Mohammedia, par un colloque national axé sur les innovations en gestion hydrique, réunissant chercheurs, experts et acteurs du secteur de l’eau.

Organisée au Centre d’Éducation à l’Environnement et Développement Durable, par l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre au Maroc (AESVT), en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, ainsi que plusieurs agences de bassins hydrauliques et partenaires, cette rencontre visait à échanger des idées et solutions innovantes pour une gestion durable de cette ressource vitale.
Intervenant à cette occasion, le directeur de l’Agence du Bassin Hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia (ABHBC), Omar Chafki, a indiqué que grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a adopté une politique de l’eau proactive, participative et innovante qui a permis de surmonter de nombreux défis liés à la gestion de l’eau, notamment en atténuant les effets des années successives de sécheresse.

Cette approche repose sur des mesures concrètes et efficaces, garantissant une gestion durable des ressources en eau du Royaume, a-t-il relevé, notant que les principaux axes de la stratégie mise en œuvre par le ministère de l’Equipement et de de l’Eau se traduisent notamment par la valorisation des eaux non conventionnelles à travers le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées, la gestion optimisée de la demande en eau, une planification à long terme, en plus de l’importance cruciale accordée à la sensibilisation des citoyens pour une utilisation rationnelle de l’eau.

Pour sa part, le président de l’AESVT-Section Mohammedia, Abdelmajid Sahraoui, a souligné que ce colloque, organisé à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, constitue une plateforme d’échange entre chercheurs, experts et acteurs institutionnels autour des innovations en matière de gestion hydrique.

Il a rappelé l’urgence d’agir face aux défis climatiques croissants, en prônant l’éducation et la recherche scientifique comme piliers fondamentaux pour préserver les ressources naturelles.

“Face à l’enjeu sociétal que représente aujourd’hui la gestion de l’eau, il est crucial de mobiliser tous les acteurs, au-delà des seules mesures techniques”, a souligné, de son côté, le Directeur général de l’organisation de la vie scolaire au ministère de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports, Abdelmoumen Talib.

Dans une allocution lue en son nom, M. Talib a affirmé que la sensibilisation et l’éducation sont essentielles pour instaurer une culture de préservation de cette ressource, relevant que le ministère de l’Éducation nationale agit en ce sens à travers deux axes majeurs : l’intégration de la thématique de l’eau dans les programmes scolaires et la mise en place d’activités éducatives visant à sensibiliser et encourager les élèves à adopter des comportements responsables.

A noter que ce colloque a été marqué par la signature d’une convention de partenariat entre l’AESVT et l’ABHBC. Selon le président de l’AESVT, Abderrahim Ksiri, cet accord vise à renforcer les actions de sensibilisation et d’éducation environnementale en les inscrivant dans une démarche continue tout au long de l’année.

Cette convention permettra de déployer des programmes éducatifs et de sensibilisation sur la gestion des ressources en eau, en s’appuyant sur les modèles innovants développés à Mohammedia, a-t-il précisé, dans une déclaration à la presse, faisant savoir que ces initiatives seront étendues aux 40 branches de l’AESVT à travers le Maroc.

Outre le colloque national tenu à Mohammedia, des rencontres régionales sont prévues à Tétouan, Marrakech, Fès, Agadir et Guelmim, accompagnées d’activités de mobilisation locales et nationales.





Le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est un pionnier dans le domaine des énergies renouvelables, a indiqué, le 24 mars à Toulouse, Bertrand Piccard, président de “Climate Impulse” qui vise à faire un tour du monde sans escale en avion à hydrogène.

“Le Royaume, sous le leadership du Souverain, s’est fixé un objectif ambitieux d’atteindre 52% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030”, a souligné M. Piccard dans une déclaration à la MAP, en marge de la 3e édition du Sommet Airbus (24-25 mars), mettant en exergue les progrès notables du Maroc dans le développement des projets solaires et éoliens.

Le Maroc s’est fixé un nouvel objectif pour son écosystème énergétique, avec l’hydrogène vert, notant que l’OCP est bien positionné dans le secteur.

“L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et le Groupe OCP, leader mondial des engrais phosphatés et investisseur majeur dans le développement de l’hydrogène vert, ont rejoint les principaux partenaires du projet ‘Climate Impulse’, qui devrait aboutir en 2028 à un tour du monde sans escale et sans émissions, à bord d’un avion à hydrogène vert”, a rappelé M. Piccard, qualifiant cette collaboration d'”extraordinaire”.

Selon lui, l’UM6P sera la porte d’entrée vers l’Afrique pour l’éducation, la technologie et de nouvelles perspectives pour les générations futures.

“Je suis arrivé à Rabat avec mon avion solaire en juin 2012 et j’ai vraiment hâte de revenir avec Climate Impulse au Maroc”.

Le développement de l’avion a commencé en 2022, incluant des recherches, des études de faisabilité et de conception avec le soutien de grands noms de l’industrie.

Depuis 2024 et l’arrivée de Syensqo comme premier partenaire principal, le développement et la construction de l’avion se poursuivent, au sein de l’entreprise 49SUD qui est dirigée par Raphaël Dinelli, ingénieur et co-pilote de Climate Impulse aux côtés du M. Piccard.

La contribution de l’UM6P et du groupe OCP à ce projet, aux côtés de Syensqo, traduit leur engagement envers la décarbonation et reflète leur détermination à jouer un rôle actif dans l’avancement de l’objectif de développement durable de l’ONU n°13 relatif à la lutte contre les changements climatiques, ainsi que leur volonté de soutenir des initiatives globales pour un avenir durable.

Cette collaboration vise à mettre en avant le potentiel du Maroc en tant que leader émergent dans le domaine de l’hydrogène vert, et à démontrer son rôle majeur dans le développement de solutions durables et novatrices, à l’échelle internationale.



Le Maroc s’est imposé comme un “acteur incontournable’’ du secteur des énergies renouvelables et offre de nombreuses opportunités d’investissement dans ce domaine, souligne un rapport de l’association “SolarPower Europe”.

Le Maroc, qui vise à porter sa part de la capacité électrique installée issue des énergies renouvelables à au moins 52% d’ici 2030, poursuit sa transition énergétique, et le secteur solaire, en particulier, connaît une croissance constante, relève le document, notant que le Royaume “offre aux investisseurs la possibilité de contribuer à un avenir durable, tout en obtenant des rendements attractifs”.

Le rapport, qui relève que “le Maroc est l’un des pays africains où le prix de l’électricité est le plus bas”, met la lumière sur les stratégies adoptées par le Maroc en matière de développement durable et d’efficacité énergétique, qui fixent, entre autres, des “objectifs clés pour garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique”, en plus d’assurer “une énergie abordable pour tous, l’efficacité énergétique et la protection de l’environnement”.

Le Royaume s’est doté d’un plan “ambitieux” en matière d’énergies renouvelables, fixant l’objectif d’augmenter la part de la capacité de production d’électricité renouvelable à 52% d’ici 2030 (20% d’énergie solaire, 20% d’énergie éolienne et 12% d’énergie hydraulique) et 80% d’ici 2050, note l’association européenne, qui met en exergue également l’objectif de réduction des besoins et de la consommation d’énergie du pays, avec un objectif global de -20 % de consommation d’énergie d’ici 2030, sans oublier les engagements du Maroc pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de l’Accord de Paris.

SolarPower Europe met aussi l’accent sur les partenariats public-privé (PPP), privilégiés pour les projets d’énergie renouvelable au Maroc, un modèle qui permet de “répartir les risques liés aux projets et d’attirer les investissements internationaux”, ajoutant que la législation marocaine a également ouvert le marché aux producteurs indépendants d’électricité et leur a accordé l’accès au réseau pour vendre de l’électricité, en sus de permettre aux producteurs d’énergies renouvelables de développer des lignes de transport directes et d’exporter de l’électricité.

“Grâce à ce contexte favorable, le rôle des producteurs indépendants d’électricité s’est considérablement accru au fil du temps, faisant du Maroc l’un des pays clés pour les énergies renouvelables en Afrique”, constate le rapport, passant en revue plusieurs programmes et incitations mis en œuvre par le gouvernement pour soutenir les nouveaux projets d’énergie renouvelable et encourager l’investissement dans ce secteur.

Par ailleurs, le Maroc a œuvré à la modernisation des installations de production d’électricité verte et des réseaux électriques, indique l’association, mettant en avant la station Noor Ouarzazate, “la plus grande centrale solaire à concentration (ESC) au monde”, ainsi que le “plan d’investissement ambitieux” visant à renforcer le réseau national, en particulier le projet de réseau très haute tension (THT) de 3 GW entre Oued Lekraâ, près de Dakhla, et Médiouna, dans la région de Casablanca.

Et d’ajouter que le “potentiel solaire significatif” du Maroc a récemment attiré “non seulement les développeurs européens, mais aussi les fournisseurs européens d’équipements de fabrication solaire”, citant à titre d’exemple l’extension récente d’une ligne d’assemblage de modules photovoltaïques, “considérée comme la plus grande usine de fabrication solaire de la région” et dont les modules sont “vendus sur les marchés africains et internationaux”.

“Des coûts de main-d’œuvre compétitifs et des mesures incitatives pour attirer les investissements étrangers encouragent l’implantation d’usines de fabrication, ce qui pourrait faire du Maroc un pôle régional de fabrication photovoltaïque”, relève le rapport.





La ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, a pris part, le 14 mars à Londres, à une table ronde ministérielle consacrée à la problématique de la sécurité de l’eau dans le contexte du changement climatique et des défis du développement durable. Prenant la parole lors de cette rencontre, présidée par la Baronne Chapman, ministre britannique du Développement internationale, Mme Benali a souligné que le Maroc a fait du développement durable un « choix stratégique » sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Elle a rappelé, dans ce contexte, le Nouveau Plan de Développement, qui a érigé la question du développement durable en priorité dans la feuille de route marocaine qui mise sur un équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement. 

La question de l’eau et de la préservation de cette ressource vitale occupe une place centrale dans le cadre de la stratégie de développement du Maroc, a fait observer la ministre, rappelant les mesures prises par le Maroc pour une meilleure gestion de ses ressources en eau, citant notamment les autoroutes de l’eau. L’action du Maroc s’avère fondamentale d’autant plus que le pays est exposé aux risques de la sécheresse, qui impose une action constante et continue pour relever les défis des aléas climatiques, a poursuivi Mme Benali. 

La ministre n’a pas manqué de mettre en avant le rôle avant-gardiste que joue le Royaume sur les questions du développement durable et de lutte contre le changement climatique au niveau continental et international. 

Le Maroc demeure résolument engagé en faveur d’une coopération internationale agissante qui place le développement durable et la protection de l’environnement au cœur de son agenda. 

Le Maroc a été le seul pays nord-africain invité à prendre part à cette rencontre, réunie à l’initiative de WaterAid, une ONG placée sous le patronage du Roi Charles III et qui œuvre en faveur du développement durable et de la protection de l’environnement. 

La rencontre, marquée par la participation de représentants d’organisations internationales, a été l’occasion d’examiner plusieurs questions se rapportant notamment aux moyens d’assurer une meilleure gestion de l’eau dans le contexte du changement climatique. Le renforcement de la stabilité économique des pays et la protection des populations vulnérables au changement climatique ont également été au menu des débats.



La 16e édition du Dialogue de Petersberg sur le climat s’est tenue les 25 et 26 mars à Berlin, dans le cadre de la préparation de la COP30 prévue en novembre 2025 à Belém au Brésil, avec la participation du Maroc, représenté par Rachid Tahiri, responsable national des négociations auprès de la CCNUCC, de l’Accord de Paris et du Protocole de Kyoto.

Organisé chaque année dans la capitale allemande à l’initiative du ministère fédéral des Affaires étrangères, du ministère fédéral de l’Économie et de la Protection du climat, ainsi que du pays hôte de la COP, ce dialogue a réuni les représentants d’une quarantaine de pays, en vue de définir les priorités climatiques et de poser les bases des futures négociations.
Les échanges ont porté sur les avancées et les défis liés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris, tout en renforçant le dialogue multilatéral autour de questions clés telles que le financement climatique, l’adaptation, les contributions déterminées au niveau national (CDN) et le Bilan mondial (GST).

Sélectionné parmi les 40 pays conviés par l’Allemagne à prendre part à cet événement de haut niveau, le Maroc a saisi cette opportunité pour mettre en avant ses priorités en matière de climat et de développement durable, a déclaré à la MAP M. Tahiri, chef de division du Changement climatique et de l’Économie verte au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

Il a souligné que ce dialogue a permis de mettre en lumière les efforts du Royaume, à travers des stratégies interconnectées telles que la Stratégie nationale de développement durable, la Stratégie nationale bas carbone, la Stratégie de l’eau, ainsi que des initiatives comme Génération Green et la Feuille de route pour l’hydrogène vert.

Ces actions renforcent la résilience du Royaume et soutiennent sa transition énergétique, ajoutant que cette participation a également été l’occasion de partager l’expérience du Maroc en matière de protection du climat, de promouvoir ses priorités et de réaffirmer son engagement en faveur d’une transition verte, tout en renforçant la coopération internationale.

Cette 16e édition a été marquée, par ailleurs, par la tenue, mardi, d’un segment de haut niveau intitulé : “10 ans de l’Accord de Paris : un tournant pour l’avenir – Favoriser l’action collective et accélérer la mise en œuvre”, avec la participation du chancelier allemand Olaf Scholz et du secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (par visioconférence).

Un accent particulier a été mis sur les moyens d’accélérer la mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), de l’Accord de Paris et des décisions pertinentes, notamment celles relatives au GST, ainsi que sur les étapes concrètes à franchir tout au long de l’année pour faire de la COP30 un tournant décisif.

La réunion ministérielle organisée dans ce cadre a porté sur les opportunités et les défis économiques et sociaux d’une action climatique alignée sur l’objectif de 1,5°C, afin d’identifier des leviers concrets pour renforcer l’ambition et l’action en vue d’atteindre les objectifs à long terme de l’Accord de Paris.

Il a été rappelé que la COP30 constituera une occasion stratégique pour renforcer les synergies entre les agendas climatiques, de biodiversité, de lutte contre la désertification et de développement durable, à travers une approche intégrée et centrée sur une transition juste.

Le Dialogue a également abordé la feuille de route de Bakou à Belém, visant à mobiliser 1.300 milliards de dollars de financement climatique pour les pays en développement d’ici 2035, ainsi que la vision, les leviers à activer pour accroître le financement et les éléments quantitatifs et qualitatifs liés au Processus du Nouvel Objectif Chiffré Collectif (NCQG).La première journée a été, par ailleurs, marquée par la présentation des résultats de l’analyse conjointe de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) concernant les CDN renforcées. La seconde journée a, quant à elle, vu la mise en place de trois groupes de travail chargés de discuter du processus de la COP et de l’avenir de la gouvernance climatique, de la mise en œuvre du GST, ainsi que du renforcement de l’adaptation et de la résilience.