Les travaux de la 5e édition de la Semaine arabe du développement durable se sont ouverts, le 17 novembree au siège du Secrétariat général de la Ligue arabe au Caire, avec la participation du Maroc.

Le Royaume est représenté par Mohamed Nouri, de l’ambassade du Maroc au Caire, lors de cette édition organisée quatre jours durant, en collaboration avec des partenaires de Nations Unies, de l’Union européenne et de la Banque mondiale.

Tenu sous le thème “Des solutions durables pour un avenir meilleur : résilience et capacité d’adaptation dans un monde arabe en évolution”, cet évènement comprend des sessions visant le renforcement de partenariats efficaces en vue de donner une forte impulsion au développement durable dans la région et d’influencer de manière tangible la vie des citoyens arabes.

Cette rencontre, qui aspire à contribuer à la construction d’un avenir résilient, équitable, stable et prospère pour les pays arabes, intervient sur fond de multiples défis liés notamment au changement climatique, aux défis économiques mondiaux et aux enjeux géostratégiques, des facteurs qui accentuent la pauvreté et appellent à des réponses rapides et efficaces. 

L’objectif est de créer une plateforme de dialogue entre les gouvernements, les investisseurs, les banques et les agences de développement pour promouvoir l’investissement durable. 

Cette cinquième Semaine arabe du développement durable a été marquée par la participation des représentants de gouvernements, du secteur privé, des organisations de la société civile, des milieux académiques et des jeunes engagés dans le domaine du développement.




La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Péter Szijjàrtó, ont procédé, le 27 novembre à Rabat, à la signature d’un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération entre les deux pays en matière d’environnement et de développement durable. 

Ce mémorandum, paraphé par les deux parties à l’issue d’entretiens tenus dans le cadre de la visite officielle de M. Szijjàrtó, marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat bilatéral et constitue une opportunité pour les deux pays de partager les expertises, de lancer des projets conjoints et de promouvoir une transition écologique et inclusive. 

Par ailleurs, cet accord a pour objectif d’établir un cadre ambitieux pour une collaboration renforcée à même de répondre efficacement aux défis environnementaux à travers plusieurs axes prioritaires, dont la lutte contre le changement climatique, la gouvernance du développement durable, la gestion durable des déchets, l’économie circulaire, la conservation de la biodiversité, la transition énergétique et la valorisation des ressources naturelles. 

Le document prévoit également le développement de projets collaboratifs en matière de formation, de renforcement des capacités et d’échange d’expertises dans les domaines de la conservation de la biodiversité et de la transition énergétique, ainsi que la mise en œuvre de stratégies innovantes pour la gouvernance environnementale et l’économie circulaire. Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une coopération exemplaire entre le Maroc et la Hongrie, notamment illustrées à travers la Commission économique mixte, dont la dernière session s’est tenue en octobre dernier à Rabat. 

Dans une déclaration à la presse, Mme Benali a souligné que les entretiens avec le ministre des Affaires étrangères et du Commerce hongrois ont été une occasion idoine pour discuter du renforcement du partenariat dans les domaines de l’énergie et des mines, ainsi que plusieurs autres thématiques liées aux changements stratégiques géoéconomiques et géopolitiques mondiaux. 

La ministre a ajouté que ce mémorandum d’entente s’articule autour des domaines de l’économie circulaire et du développement durable, rappelant l’excellence des relations bilatérales, notamment depuis la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Budapest en 2016. 

“Nous sommes toujours heureux de travailler avec des partenaires européens qui veulent renforcer la confiance dans ces relations bilatérales, grâce à laquelle nous pouvons investir dans des projets qui lient l’Europe, l’Afrique et l’Atlantique”, a soutenu Mme Benali, notant que ces entretiens ont été couronnés par l’engagement des deux parties à présenter un nouveau modèle de partenariat. 

De son côté, M. Szijjàrtó a salué la stratégie marocaine d’investissement dans les énergies vertes, rappelant que le Maroc et la Hongrie partagent les mêmes perspectives quant aux enjeux énergétiques.

Les deux pays sont conscients que ces enjeux n’ont “aucun lien avec la politique et que la priorité est de garantir la sûreté et sécurité de l’approvisionnement énergétique”, a-t-il dit. Le ministre hongrois a, de même, affirmé la nécessité de garder un équilibre entre le renforcement de la compétitivité économique et la protection de l’environnement, signalant qu’il est impossible de réaliser une croissance économique sans approvisionnement sécurisé et stable d’énergie. 

Dans ce sens, il a fait savoir que “la Hongrie garantit sa sécurité énergétique ainsi que la sûreté et la stabilité de son approvisionnement depuis 40 ans grâce à l’énergie nucléaire”. 

En outre, M. Szijjàrtó a affirmé que l’Union européenne (UE), dont la Hongrie assure la présidence tournante, salue l’orientation prise par le Maroc en faveur de l’investissement dans l’hydrogène vert et les énergies propres, considérant que le Maroc est un exemple à suivre en termes d’engagement à fournir des approvisionnements énergétiques sûrs, afin de répondre aux besoins des citoyens et de préserver la planète pour les générations futures. 

Le Maroc est le troisième partenaire économique de la Hongrie en Afrique, avec des échanges reflétant une dynamique en constante progression. Ce partenariat s’étend également à des domaines stratégiques tels que l’éducation, la recherche scientifique, les énergies renouvelables et l’industrie nucléaire.





Le Maroc et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont signé, le 22 novembre à Bakou, en marge de la COP29, un programme d’action pour la période 2024-2026, visant à renforcer la coopération entre les deux parties en matière de transition énergétique.

Signé lors d’une réunion bilatérale au Pavillon Maroc entre la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, et le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, ce programme a pour but de renforcer la collaboration entre les deux parties dans les domaines des statistiques et de la gestion des données énergétiques.

Ledit programme, qui marque une nouvelle étape dans le partenariat liant le Maroc et l’AIE, a aussi pour objectif de renforcer la coopération en matière de régulation des marchés de l’électricité et du gaz, de soutien aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, de transitions énergétiques régionales, de dialogue sur la sécurité énergétique, de résilience climatique et d’intégration des marchés du carbone, ainsi que d’appui technique et institutionnel.
Selon le ministère de la Transition énergétique, ce partenariat renouvelé témoigne de l’engagement du Maroc à promouvoir des politiques énergétiques durables et à renforcer sa coopération internationale dans la lutte contre le changement climatique. Pionnier régional dans le développement des technologies énergétiques propres, le Maroc met en œuvre une politique ”ambitieuse” visant à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et à accroître la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique.

Dans une déclaration à la presse, à l’issue de cette signature, M. Birol a salué les efforts déployés par le Maroc en matière énergétique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables, jugeant que le Royaume, ”un pays très important en Afrique du Nord”, est ”une source d’inspiration” pour les pays de la région et d’ailleurs.

”Je suis très heureux que le Maroc appartienne à la famille de l’AEI, et aujourd’hui nous avons signé ce programme d’action pour renforcer notre coopération dans divers volets du secteur énergétique”.

Le Maroc, membre associé de l’AIE depuis 2016, poursuit ainsi sa transition vers une économie à bas carbone. La collaboration entre le Maroc et l’AIE, initiée en 2007, a déjà permis des avancées ”significatives” dans les domaines de la politique énergétique, des statistiques et de la recherche et développement.

Le nouveau programme de travail soutiendra la mise en œuvre de la stratégie énergétique nationale du Maroc, en fournissant une assistance technique sur les meilleures pratiques et technologies pour atteindre les objectifs énergétiques du Royaume.



La Banque Japonaise pour la Coopération Internationale (JBIC) a réaffirmé son soutien aux efforts du Maroc en faveur d’une croissance socio-économique durable en ciblant la neutralité carbone, et ce en vertu d’un mémorandum d’entente signé, le 22 novembre à Bakou, en marge de la COP29.

Signé par la ministre de de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le Gouverneur de la JBIC, Hayashi Nobumitsu, lors d’une réunion tenue au Pavillon Maroc, ce partenariat s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération reliant le Maroc et le Japon.

Aux termes de ce mémorandum d’entente, le Maroc et la JBIC s’engagent à consolider leur partenariat dans des domaines d’intérêt commun, notamment la transition énergétique, la production des énergies renouvelables, ainsi que le transport et la distribution de l’énergie.

Le partenariat porte aussi sur la gestion des déchets et l’économie circulaire, l’adaptation au changement climatique, la décarbonation des chaines d’approvisionnements industrielles, l’efficacité énergétique, l’intégration régionale, l’hydrogène vert et ses dérivés et l’utilisation de l’intelligence artificielle.

La JBIC envisage, à travers cet accord, de soutenir les projets marocains, notamment qui contribuent à la transition énergétique du Maroc.

Le mémorandum concerne la coopération dans plusieurs secteurs comme la décarbonation, l’efficacité énergétique et la croissance durable, a indiqué Hayashi Nobumitsu, dans une déclaration à la presse, à l’issue de cette signature.

Pour sa part, Mme Benali s’est félicitée de la signature de ce partenariat stratégique, mettant l’accent sur les Partenariats public-privé (PPP) maroco-japonais qui pourraient être mis en œuvre dans ces domaines.

Elle a également souligné l’importance des investissements, particulièrement pour les réseaux, ainsi qu’en terme de R&D dans le domaine de l’énergie durable.

Les participants à un panel sur le rôle des collectivités territoriales dans la promotion de nouvelles ressources en eau ont mis en avant, le 18 novembre à Bakou, l’importance du dessalement de l’eau de mer, en tant que levier de développement au Maroc.

Tenu au Pavillon marocain, en marge de la COP29, ce side-event a été l’occasion de mettre en exergue le dessalement de l’eau de mer au Maroc, qui représente une ‘’solution stratégique’’ pour faire face aux défis liés à la gestion des ressources hydriques, ainsi que la contribution des collectivités territoriales à la promotion de cette eau non conventionnelle.
S’exprimant à cette occasion, la présidente du Conseil de la région Guelmim-Oued Noun, Mbarka Bouaida, a mis l’accent sur l’action des régions dans le déploiement de la feuille de route nationale relative à la problématique de l’eau, en général, et au dessalement de l’eau de mer, en particulier, insistant sur la responsabilité des régions dans la promotion de la durabilité des ressources et de l’inscription des plans régionaux dans une perspective de développement durable.

‘’Les régions contribuent au déploiement de cette feuille de route pour remédier au stress hydrique et ériger le dessalement de l’eau de mer en un levier de développement’’, a assuré Mme Bouaida, également présidente de l’Association des régions du Maroc (ARM).

Elle a, dans ce sens, appelé à promouvoir les énergies renouvelables, à la fois pour réduire le coût de production et assurer la résilience et la durabilité des territoires, outre le développement d’autres activités économiques.

De son côté, Jaouad El Kharraz, associé principal pour le programme méditerranéen au sein du think tank italien “ECCO”, a affirmé que le dessalement de l’eau de mer permettra de ‘’contribuer amplement au développement socio-économique du Royaume’’, à travers notamment la création d’emplois, relevant l’intérêt de recourir à la technologie pour répondre à la demande croissante en eau et lutter contre les effets des changements climatiques.
Il a indiqué, à cet égard, que le Maroc, qui a fait le choix de se lancer dans des projets de dessalement pour faire face à la sécheresse et la pénurie d’eau, compte actuellement 15 stations de dessalement, avec 17 autres stations en cours de réalisation ou en projet, selon les dernières données disponibles.

L’objectif est de répondre à 50% des besoins en eau potable d’ici 2030, a-t-il soutenu, appelant à favoriser un dessalement vert, avec moins d’impact environnemental.

Pour sa part, Mohamed Rifki, chef de division à la Direction générale des collectivités territoriales au ministère de l’Intérieur, a mis en exergue le déséquilibre entre les ressources hydriques et la demande accrue en eau, qui constitue ‘’une vulnérabilité croissante’’ des territoires.

Il a, dans ce contexte, évoqué le Programme national d’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, visant l’accélération des investissements dans le secteur de l’eau pour anticiper les difficultés d’approvisionnement en eau d’une manière ‘’durable et intégrée’’.

Ce processus passe essentiellement par le développement de l’offre, la gestion de la demande et la valorisation de l’eau, le renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural et la réutilisation des eaux usées.

Dans la même veine, M. Rifki a fait savoir que le programme de dessalement de l’eau de mer a pour objectif la réalisation de stations de dessalement pour assurer la mobilisation annuelle de plus de 1,7 milliard de mètres cubes, et maximiser l’utilisation de l’énergie propre.
Le président du Conseil de la région de Rabat-Salé-Kénitra, Rachid El Abdi, a, quant à lui, mis l’accent sur l’impératif de croiser les politiques territoriales et de miser sur l’encadrement sectoriel, pour pouvoir élaborer des stratégies locales et régionales effectives, et sensibiliser la population pour repenser les pratiques quotidiennes en termes d’utilisation de l’eau.

Il a, par ailleurs, indiqué que plus de 80% des ressources hydriques sont destinées à l’agriculture, d’où la nécessité de se tourner vers l’agriculture alternative qui consomme moins d’eau.

El Abdi a, d’autre part, prôné l’équité territoriale et la coopération entre les régions, insistant sur l’investissement dans la recherche et le développement pour être en phase avec les progrès des nouvelles technologies.



Le Maroc est le seul corridor énergétique et commercial reliant l’Europe, l’Afrique et le bassin atlantique, a affirmé, le 22 novembre à Bakou, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

“Le Royaume du Maroc joue un rôle fondamental dans la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales, car il représente le seul corridor énergétique et commercial reliant l’Europe, l’Afrique et le bassin atlantique”, a souligné Mme Benali, lors d’un panel sur les “zones et corridors d’énergie verte”, dans le cadre d’une réunion ministérielle sur les initiatives de la COP29 en matière d’énergie.

Le Maroc est le seul pays africain interconnecté avec l’Europe, tant en matière d’électricité que de gaz, ainsi qu’au niveau logistique, a-t-elle précisé, mettant en avant le partenariat avancé liant le Royaume et l’Union européenne, dans le cadre du “Green Deal”.

“Selon Bloomberg, le Royaume du Maroc fait partie des cinq connecteurs mondiaux clés”, a fait observer la ministre, ajoutant que ”le monde a besoin que l’un de ces acteurs devienne un corridor durable”.

La responsable gouvernementale a, dans ce sens, expliqué que la vision du Maroc, en tant que corridor, s’articule autour du transit et de la certification des molécules et électrons verts, dans le respect des critères de réduction de l’empreinte carbone, des normes sociales, de la gouvernance et des droits de l’Homme.

”Le Royaume jouit du respect et de la confiance de ses partenaires internationaux et honore ses engagements en matière de durabilité”, a assuré la ministre, relevant que le Maroc ambitionne de tripler sa capacité en énergies renouvelables et d’augmenter l’investissement cinq fois plus dans les réseaux électriques d’ici 2030.

Cette réunion ministérielle, à laquelle ont pris part plusieurs responsables gouvernementaux, a notamment pour objectif de lancer les initiatives de la COP29 dans le domaine de l’énergie, explorer les stratégies pour une mise en œuvre réussie des différentes initiatives, y compris la collaboration entre les parties prenantes et l’implication du secteur privé, et assurer le soutien des parties à ces initiatives en tant que résultats énergétiques de la COP29.

La 29è session de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (11-22 novembre) met essentiellement l’accent sur le financement climatique, eu égard au besoin de permettre à l’ensemble des pays de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de protéger les vies et les moyens de subsistance contre l’aggravation des effets du changement climatique, notamment pour les communautés vulnérables. 



Le Maroc se maintient en tête du classement mondial des pays menant la course vers la neutralité carbone, en grimpant à la 8e position de l’Indice de Performance Climatique 2025 (CCPI), présenté mercredi lors de la 29e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP29), qui s’est tenue à Bakou en Azerbaïdjan.
Le Maroc demeure un leader dans ce classement, où il est reconnu comme un acteur régional de premier plan en matière de développement durable et de réduction des gaz à effet de serre (GES), selon les experts du CCPI.

Dans le rapport présentant le classement 2025 du CCPI, les mêmes experts ont salué la priorité donnée par le Maroc au développement durable, illustrée par son engagement à atteindre 52% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030 et par ses avancées significatives dans le développement de projets solaires et éoliens.

Premier sur le continent africain et dans le monde arabe dans ce classement, dominé par le Danemark (4e position – les trois premières places étant vacantes), le Maroc, qui gagne une place par rapport à l’édition 2024, devance plusieurs pays leaders en matière de décarbonation comme l’Allemagne (16-ème position), la Norvège (9e) et la Suède (11e).

Le CCPI, qui évalue les pays suivant quatre critères que sont les émissions de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables, l’utilisation de l’énergie et la politique climatique, est un outil indépendant qui examine la performance des politiques de lutte contre le changement climatique de 63 pays, incluant les États membres de l’Union européenne pris individuellement ainsi que l’UE dans son ensemble (27 pays) .



Le Maroc, un acteur clé dans la lutte contre les changements climatiques, a signé une participation remarquable à la 29e session de la Conférences des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP29), dont les travaux ont pris fin le 24 novembre à Bakou, en Azerbaïdjan, après deux semaines intenses, riches en échanges et en activités.

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, qui représentait Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Segment de haut niveau des Chefs d’État et de gouvernement, tenu dans le cadre de la COP29, a mis, à cette occasion, en avant l’expérience du Royaume en matière d’adaptation aux changements climatiques.

‘’Sous la Conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, le Maroc s’est engagé depuis de nombreuses années à jouer un rôle majeur dans la transition énergétique, tant aux niveaux national et international que continental’’, a indiqué M. Akhannouch, relevant que conformément à la Vision éclairée du Souverain, les énergies renouvelables au Maroc représentent aujourd’hui environ 40% de la capacité de production électrique, un chiffre qui sera porté à 52% avant 2030.

Akhannouch, qui conduisait une importante délégation comprenant notamment la ministre de l’Énergie et du Développement durable, Leila Benali, a été accueilli au site de la COP, par le président de la République d’Azerbaïdjan Ilham Aliyev et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Le Chef du gouvernement a également visité les différents espaces des pavillons du Royaume du Maroc et de l’Azerbaïdjan, aménagés dans la zone bleue du Stade Olympique de Bakou, et a écouté des explications sur les réalisations des deux pays en matière climatique, particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables.

Le Pavillon marocain, auquel convergeait quotidiennement des participants des quatre coins de la planète, a constitué, en effet, un espace d’échanges et de débats intenses entre institutionnels et experts marocains et étrangers sur plusieurs thématiques.

Ce Pavillon a mis en lumière, neuf jours durant, le rôle du Royaume dans le développement de modèles durables adaptés aux enjeux climatiques mondiaux, ainsi que des projets novateurs dans d’autres secteurs, tels que l’efficacité énergétique, l’agriculture durable et la gestion de l’eau.

Il a aussi permis à des pays africains frères de présenter leurs expériences respectives et leurs actions locales dans le domaine de l’adaptation climatique.

La COP de Bakou a été marquée par plusieurs initiatives et déclarations auxquelles le Maroc a adhéré, notamment la Déclaration sur la réduction du méthane provenant des déchets organiques, la Déclaration sur l’eau et la Déclaration de Bakou sur l’action renforcée et le tourisme.
L’accord final de la COP de Bakou, qui a fait l’objet de nombreuses divergences ces derniers jours, a finalement été adopté, après des nuits blanches de consultations et des négociations difficiles.

Cet accord prévoit un financement d’au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035, les pays développés s’étant engagés à relever de 100 milliards de dollars par an leur engagement financier en faveur des pays en développement, pour faire face au dérèglement climatique.

Les négociations ont connu aussi une ‘’percée’’, avec la conclusion d’un accord sur la création de marchés du carbone, en vertu de l’article 6 de l’Accord de Paris, annonçant ainsi ‘’la fin de l’attente d’une décennie pour la conclusion des négociations sur les marchés du carbone à haute intégrité’’.

La COP29 compte un autre succès à son actif, avec l’opérationnalisation du Fonds pour pertes et dommages.



Le Maroc est à l’avant-garde en matière de développement écologique et de promotion des énergies renouvelables, à la faveur de son riche potentiel et se sa politique énergétique novatrice, ont souligné, le 7 novembre à Rimini, d’éminents experts dans le domaine des technologies vertes.

‘’Le Royaume s’érige en leader africain dans le domaine de la transition énergétique, en ce sens qu’il a développé son propre plan en matière d’énergies solaires et éoliennes, d’hydropower, ainsi que de l’amoniac vert’’, a souligné Abdessamad Faik, professeur chercheur à l’Université Polytechnique Mohammed VI (UM6P) et directeur du Laboratoire des Matériaux inorganiques pour les Technologies de l’Energie durable (LIMSET), lors du salon Ecomondo 2024, qui s’est tenu tient à Rimini du 5 au 8 novembre courant.

Donnant un aperçu sur le plan de développement des énergies renouvelables au Maroc, M. Faik, qui animait un panel dans le cadre de la 4ème édition du Forum africain sur la croissance verte, en marge du salon Ecomondo, a mis l’accent, entre autres, sur le projet national de développement de l’hydrogène vert et des gigafactories.

Il a, de même, mis en avant l’importance de la formation en matière d’installation de plates-formes et de formation à l’échelle nationale et africaine des gestionnaires de demain.

Tout en se félicitant de la coopération avec RES4Africa Foundation (Renewable Energy Solutions for Africa), qui propose des formations pour développer de nouvelles compétences professionnelles dans le secteur de l’énergie, M. Faik a mis en exergue le programme marocain en matière de formation comme modèle à suivre dans les universités nationales et celles des pays africains.

“Deux projets sont en cours de réalisation. Il s’agit de la production de l’hydrogène vert destiné à l’export vers l’Europe, et du projet de l’OCP visant à produire 1 million de tonnes d’amoniac vert à l’horizon 2027, et 3 millions d’amoniac vert à l’horizon 2032”.

Pour sa part, le chef du département de Coopération, Communication et Veille technologique à l’Institut de Recherche en Énergie solaire et Énergies nouvelles (IRESEN), Mouhcine Benmeziane, a salué la qualité et le niveau de coopération entre le Maroc et l’Italie en matière de formation dans le secteur énergétique, mettant en avant l’importance du centre d’excellence énergétique que va abriter le Royaume.

Ce centre, qui s’inscrit dans le cadre du Plan Mattei, partagera les compétences et le savoir-faire avec les autres pays du continent africain, a-t-il fait savoir, estimant qu’il “va faire la différence en donnant naissance à une nouvelle génération d’experts en mesure de créer des solutions énergétiques”.

‘’Le Maroc a énormément investi dans les énergies renouvelables, conformément aux Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI, instaurant un modèle de développement inclusif et durable qui bénéficiera à l’ensemble du continent africain’’, a, de son côté, indiqué M. Khalid Atlassi, conseiller à l’ambassade du Maroc en Italie.

Il a de même relevé qu’avec l’objectif de produire 52% de l’électricité nationale à partir de sources renouvelables à l’horizon 2030, le Maroc démontre qu’une croissance économique accélérée peut aller de pair avec une stratégie écologique ambitieuse.

Grâce à la vision éclairée de SM le Roi, le Maroc est également pionnier dans le domaine de l’économie circulaire, pilier essentiel pour une croissance durable, a-t-il dit, rappelant le lancement de plusieurs initiatives pour recycler et valoriser les déchets, promouvoir la bioéconomie, et encourager une gestion responsable des ressources.

Des démarches à même de renforcer le partenariat du Royaume avec l’Union européenne, tout en établissant des partenariats solides avec plusieurs pays africains dans les secteurs de l’agriculture durable, de l’accès à l’eau et des énergies renouvelables.

Les travaux de la 5e édition du Congrès international sur les changements climatiques (CI2C-2024), se sont tenus, le 1er novembre à Essaouira, en présence d’une pléiade de décideurs, de chercheurs, d’experts internationaux et de représentants d’institutions publiques et privées.

Placé sous le sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cet événement de trois jours, organisé par le Centre International de Recherche et de Renforcement des Capacités (CI2RC), en partenariat avec l’École Supérieure de Technologie (EST) d’Essaouira, l’Université Cadi Ayyad (UCA) de Marrakech et la Fondation allemande Friedrich Naumann For Freedom, sous le thème “La décarbonisation comme solution climatique pour un avenir durable”, vise à favoriser un échange approfondi autour des enjeux de sécurité, de changement climatique, de développement régional et de promotion d’une transition climatique équitable.

S’exprimant à l’ouverture de ce congrès, le Conseiller de SM le Roi et Président fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, M. André Azoulay, a souligné l’urgence de l’action climatique dans un contexte de plus en plus marqué par des événements climatiques extrêmes, en rappelant que “l’avenir climatique ne saurait se construire sans une mobilisation collective autour de la décarbonisation”.

Azoulay a également mis en avant l’engagement du Maroc en faveur des énergies renouvelables, notant que le Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est en voie d’atteindre des objectifs ambitieux de production d’énergie verte, faisant du pays un modèle de résilience et d’innovation en Afrique et au-delà.

“La transition énergétique ne se limite pas à des projets isolés, mais nécessite une approche intégrée qui implique tous les acteurs de la société, des gouvernements aux entreprises, en passant par la société civile”, a assuré le Conseiller de SM le Roi.

De son côté, le gouverneur de la province d’Essaouira, Adil El Maliki, a fait savoir que, conformément aux Hautes Orientations de SM le Roi, plusieurs initiatives visant à renforcer la gouvernance du développement durable ont été mises en œuvre au niveau de cette partie du territoire national, parmi lesquelles se distingue le parc éolien d’Amougdoul, inauguré par le Souverain le 13 avril 2007, avec une capacité de 60 mégawatts et une production annuelle d’environ 170 gigawattheures, marquant ainsi un tournant décisif dans le développement des énergies renouvelables au Maroc.

El Maliki a également évoqué le parc éolien de Jbel Lahdid, récemment raccordé au réseau électrique national par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, précisant qu’avec une capacité totale de 270 mégawatts et 54 éoliennes géantes d’une hauteur de 74 mètres, cette centrale produira près de 950 gigawattheures par an.

“La province d’Essaouira dispose d’un immense potentiel forestier s’étendant sur environ 275.000 hectares et abritant diverses espèces d’arbres, telles que l’arganier, le cèdre, le caroubier et le chêne vert”, at-il poursuivi, notant que cette richesse forestière joue un rôle essentiel dans la biodiversité de la région et dans le développement d’initiatives de préservation de l’environnement, renforçant ainsi les efforts du Royaume en matière de durabilité et de conservation des ressources naturelles.

De son côté, le président de l’UCA de Marrakech, Belaid Bougadir, a insisté sur le rôle central des universités dans la lutte contre le changement climatique, en assurant la formation des générations futures et en soutenant activement la recherche scientifique.

Selon M. Bougadir, ce congrès illustre l’importance de développer des solutions fondées sur l’innovation et le partenariat entre les acteurs locaux, régionaux et internationaux, ajoutant que le CI2C-2024 contribuera à définir des stratégies durables, axées sur la résilience et la coopération pour une adaptation régionale face aux enjeux globaux.

Même son de cloche chez la présidente du CI2RC, Khouloud Kahim, qui a mis en relief la centralité de la recherche et de l’innovation dans la mise en œuvre de solutions efficaces pour la lutte contre le changement climatique, invitant, à cet égard, les participants à ce congrès international à œuvrer ensemble pour créer de nouveaux marchés et à mobiliser les ressources humaines et financières nécessaires à la réussite de cette transition énergétique.

Pour sa part, l’ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a souligné l’engagement de son pays en faveur de la lutte contre le changement climatique et passé en revue les initiatives suisses en matière de durabilité, notamment dans les domaines de la gestion de l’eau et des énergies renouvelables, tout en insistant sur l’importance de partager les meilleures pratiques et les innovations technologiques.

“La Suisse et le Maroc partagent une vision commune pour un avenir durable, où la coopération internationale est essentielle pour relever les défis environnementaux. Nous sommes fiers de soutenir des projets visant à améliorer l’efficacité énergétique et à promouvoir les énergies renouvelables, car ces efforts sont cruciaux pour atteindre nos objectifs climatiques”, a-t-il enchainé.

Enfin, le directeur de la Fondation Friedrich Naumann For Freedom au Maroc, Sebastian Vagt, a mis en avant le rôle déterminant de la gouvernance démocratique dans la lutte contre le changement climatique, affirmant que “des solutions durables nécessitent non seulement des avancées technologiques, mais également un cadre politique qui favorise la participation citoyenne et l’innovation”.

Le CI2C-2024 a pour objectif de favoriser les échanges d’idées et de solutions concrètes autour des défis environnementaux actuels, en encourageant une collaboration étroite entre les différents acteurs concernés.

Au programme figuraient plusieurs panels, workshops et présentations interactives, couvrant un large éventail de sujets, notamment “Les changements climatiques et la couverture végétale”, “Les changements climatiques et les défis liés à l’eau”, “La décarbonisation des écosystèmes côtiers et marins” et “Le genre, la santé et le climat”.

En engageant des discussions sur les meilleures pratiques et en mobilisant l’expertise internationale, le CI2C-2024 aspire à jouer un rôle clé dans la promotion d’une transition climatique équitable et durable, tant au Maroc qu’à l’échelle mondiale.