L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et l’Agence nationale sénégalaise pour l’efficacité énergétique (ANER) ont signé, le 16 mars à Rabat, une convention de partenariat dans le domaine de la promotion de l’efficience énergétique et des énergies alternatives au Sénégal. Paraphée par les directeurs généraux de l’AMEE et de l’ANER, MM. Saïd Mouline et Djiby Ndiaye, cette convention s’inscrit dans le cadre de la coopération triangulaire entre l’AMEE, l’ANER et l’Agence andalouse de la coopération internationale pour le développement (AACID).

Cette signature intervient dans le cadre de la mise en œuvre du protocole administratif projet “Promotion de l’utilisation des énergies alternatives dans le nord du Maroc”, liant les deux agences marocaine et sénégalaise, ainsi que le protocole d’accord signé entre cette dernière et l’ANER pour l’octroi d’une subvention destinée à la promotion de l’efficience énergétique et des énergies alternatives au Sénégal.

A cette occasion, le directeur général de l’AMEE a relevé que cette coopération “Sud-Sud et Nord-Sud-Sud” vient consolider les capacités des acteurs sénégalais, pour l’optimisation de l’efficacité énergétique.

Lors de la COP22, le sommet des chefs d’Etat africains a préconisé des solutions africaines pour faire face aux enjeux climatiques.

L’agence marocaine pour l’efficacité énergétique adhère résolument à la dynamique enclenchée grâce à cette coopération. Il s’agira en effet de sensibiliser les acteurs sénégalais publics et privés à l’importance de l’utilisation des énergies alternatives, de promouvoir l’échange d’expérience entre les trois institutions et d’organiser des campagnes de sensibilisation, compte tenue de la place qu’occupe le secteur privé dans le développement social et économique de tout pays. “L’économie verte est porteuse de nouveaux marchés et créatrice d’emplois durables“.

En vertu de cette convention, l’AMEE s’engage à organiser des sessions de formation au profit des cadres de l’ANER et de ses partenaires sur l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable, à initier des voyages d’échange et d’étude pour les cadres de cette agence au Maroc, de même qu’à fournir l’assistance technique pour la réalisation d’un projet pilote d’énergie alternative.

Pour sa part, M. Ndiaye s’est félicité du partenariat maroco-sénégalais qui illustre la solidité des relations fraternelles entre les deux pays, relevant que l’ANER s’engage notamment à mobiliser les acteurs sénégalais concernés, lors des ateliers de sensibilisation, les sessions de formation et les visites d’études.

L’agence sénégalaise pour l’efficacité énergétique veillera à mettre, à la disposition de l’AMEE, les données nécessaires à la réalisation des différentes prestations techniques.
De son côté, l’AACID s’engage dans le cadre de la coopération triangulaire à assurer la coordination et le financement des actions prévues dans l’accord.

L’agence marocaine pour l’efficacité énergétique est une institution marocaine publique intervenant sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur de l’efficacité énergétique. Elle a pour principale mission d’implémenter la politique gouvernementale visant la réduction de la dépendance énergétique, à travers la promotion de l’efficacité énergétique.
L’ANER a pour mission de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables dans tous les secteurs d’activités, alors que l’AACID est un organisme andalou de coopération internationale pour le développement chargé de coordonner et de promouvoir les politiques de solidarité internationale.

La ville de Rabat a abrité, lundi 14 mars, les travaux de 15e conférence de l’énergie sous le thème “Transition énergétique: bilan d’étape et perspectives 2035”, avec comme pays invité d’honneur l’État des Émirats Arabes Unis.

L’ouverture de la 15e conférence a été donnée par le Président de la Fédération de l’Energie, M. Rachid Idrissi Kaitouni qui, après avoir sa profonde gratitude à Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, d’avoir bien voulu accorder son patronage à cette 15ème Conférence de l’Énergie, a souligné que la transition énergétique est maintenant au centre des stratégies de la relance post-Covid pour répondre à la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique. Elle a le double objectif d’avantager la production locale et le transport des personnes et des marchandises avec une faible empreinte carbone. « Dans ce contexte, Il nous incombe aujourd’hui de faire le bilan de l’action menée depuis 2009 et de participer à l’élaboration d’une stratégie renouvelée pour accélérer la transition énergétique », a-t-il souligné.

De son côté, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Dr. Laila Benali, a fait savoir que le gouvernement dispose d’une stratégie visant à élever la sécurité énergétique du Royaume à un niveau stratégique, tel qu’il a été recommandé dans le Nouveau modèle de développement (NMD). A cet égard, elle a relevé que l’exécutif déploie des efforts inlassables pour s’approvisionner en énergie bas carbone, pour les secteurs des services et de l’industrie, notant, en revanche, qu’un pays importateur d’énergie comme le Maroc “subit les effets de la turbulence des prix de l’énergie vu le contexte géopolitique mondial”.

De même, la ministre a assuré que la sécurité énergétique et le développement durable constituent les fondements de base de la politique énergétique nationale, se basant sur trois piliers, à savoir la durabilité, la flexibilité, et la compétitivité.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, a indiqué que l’industrie marocaine a réalisé des avancées importantes, notamment le secteur automobile, le premier secteur industriel exportateur du pays.

M. Mezzour, a également affirmé que l’industrie représente une partie importante de la consommation énergétique totale, notant que le Maroc a lancé depuis plusieurs années une série de programmes de développement durable dans le but d’optimiser davantage ses ressources énergétiques, à travers une stratégie d’efficacité énergétique ambitieuse dans les différents secteurs productifs.
Dans ce sens, M. Mezzour a mis en avant le potentiel indéniable du secteur énergétique au Maroc permettant aux industriels de réduire leurs coûts, surtout dans ce contexte marqué par une grande volatilité des prix de l’énergie.

De son côté, le ministre émirati de l’Industrie et des technologies avancées, Dr. Sultan bin Ahmed Al Jaber, a indiqué que cette conférence intervient dans une conjoncture extrêmement importante, où le marché de l’énergie connait des fluctuations inédites.

“Face au contexte géopolitique mondial, l’offre en énergie a remarquablement baissé, d’où la nécessité de mettre en place plus d’investissements qui s’inscrivent dans le long terme pour atteindre les niveaux d’avant-crise du Covid-19”, a-t-il ajouté, soulignant que les efforts menés par le Royaume en matière de diversification des ressources d’énergie l’érigent comme exemple dans la région.
A signaler que les travaux de la conférence ont porté sur plusieurs thématiques qui ont été débattues en 4 panels, notamment, l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, l’introduction du gaz naturel comme vecteur de compétitivité pour l’industrie nationale, l’hydrogène et la décarbonation de l’industrie.

La conférence a permis également d’échanger autour des expériences du Maroc et des Émirats Arabes Unis en matière d’énergies renouvelables. Elle constitue aussi une étape dans la dynamique de renforcement de la coopération et de développement des partenariats entre les deux pays.

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine et de la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, a présenté, le 5 mars à Kigali, les recommandations et conclusions de la 8è session du Forum régional africain pour le développement durable ainsi que la Déclaration de Kigali.
Issues de trois journées d’échanges, de débats et de délibérations, ces recommandations et messages clés, qui se déclinent en huit axes, ont été présentés par M. Arrouchi en sa qualité de 2ème vice-président du Bureau de la 8ème session du Forum régional africain pour le développement durable.
Présentées devant une pléiade de ministres africains, décideurs et d’éminentes personnalités, ces recommandations englobent les priorités, les choix politiques et les solutions qui devraient permettre à l’Afrique d’accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Ainsi, en matière des besoins financiers post-pandémiques, il est recommandé aux gouvernements africains de “travailler en partenariat avec le secteur privé et les acteurs internationaux tels que les Nations Unies et les banques multilatérales pour relever les défis urgents, notamment dans les domaines des infrastructures et de la santé“.
Il ressort également de ces recommandations la nécessité d’aligner les plans et stratégies de développement nationaux sur le contenu du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 ainsi que la mise en place d’outils intégrés de planification pour faciliter ce processus.
Pour ce qui est de l’intégration économique régionale, les pays africains sont appelés à faire de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) un outil de choix pour la promotion de la coopération régionale et un mécanisme clé pour l’industrialisation, en vue de renforcer la compétitivité des économies africaines, non seulement au niveau régional mais aussi au niveau mondial, en tirant parti des opportunités qu’offre la ZLECAF.
Par ailleurs, les États africains, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et d’autres partenaires de développement, y compris l’Afreximbank et la Banque africaine de développement (BAD), ont été invités à investir dans le renforcement des capacités et les outils d’appui permettant la mise en œuvre, l’accès au financement, ainsi que le suivi et l’évaluation des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063.
S’agissant de la Déclaration de Kigali, elle souligne que “ce forum a été marqué par des échanges fructueux axés sur le suivi et l’évaluation des progrès accomplis, l’échange d’expériences en matière de développement durable en Afrique et l’élaboration de messages clés visant à accélérer la mise en œuvre du Programme 2030 et de l’Agenda 2063″.
La Déclaration de Kigali lance un appel à l’adoption des réformes du système financier international en intégrant des mécanismes de financement innovants initiés et dirigés par les pays africains pour assurer la viabilité de la dette africaine et soutenir le développement de solutions fondées sur la nature et la relance verte et durable ainsi que la relance post-covid.

Lydec a réussi avec succès l’audit de suivi de l’ensemble de ses certifications, notamment celle du Système de Management Intégré (SMI)-«Qualité, Sécurité et Environnement», selon les référentiels ISO 9001 (V 2015), ISO 45001 (V 2018) et ISO 14001 (V 2015).

Ce qui vient démontrer la performance et la qualité des processus de l’entreprise, son orientation client, son excellence opérationnelle dans l’exercice de ses 4 métiers (distribution de l’eau et de l’électricité et gestion de l’assainissement et l’éclairage public) et sa dynamique d’amélioration continue au bénéfice de toutes ses parties prenantes.

Lydec a également réussi le maintien de cinq autres certifications, à savoir :

  • la certification de son Système de Management de l’Energie (SMEn) de l’activité de l’éclairage public selon le référentiel ISO 50001 (V 2018);
  • la certification de son Système de Management de la Sécurité et de l’Information (SMSI) selon le référentiel ISO 27001 (V 2013);
  • la certification de son Système de Management Anti-Corruption (SMAC) selon le référentiel ISO 37001 (V 2016); la certification de son Système de Management de la Formation selon le référentiel ISO 29993 (V 2018);
  • l’accréditation du Centre Technique de Métrologie pour l’étalonnage des compteurs et du Laboratoire d’analyse des eaux, Labelma, selon le référentiel ISO/CEI 17025 (V 2018).

L’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) et l’Office britannique des marchés du gaz et de l’électricité (OFGEM) ont signé une déclaration conjointe d’intention de coopération qui vise à renforcer la coopération bilatérale entre les deux régulateurs.
Cette déclaration conjointe, singée le 24 février 2022, s’inscrit dans le cadre du nouveau partenariat stratégique bilatéral sur l’action climatique, l’énergie propre et la croissance verte, qui a été convenu le mois de décembre lors de la 3e session du dialogue stratégique Maroc- Royaume Uni et de la réunion inaugurale du Conseil d’association Royaume Uni-Maroc.
L’ANRE et l’OFGEM ont tenu leurs premiers échanges bilatéraux en mars 2021, au cours desquels les deux régulateurs ont salué les opportunités d’une collaboration renforcée en matière de régulation du marché de l’énergie, poursuit la même source, notant que l’ANRE et l’OFGEM ont participé aux discussions consultatives Pré-COP26 à Glasgow aux côtés de 18 autres régulateurs du monde entier, ayant mené au lancement de l’initiative “Regulatory Energy Transition Accelerator (RETA)”.
Cette plateforme de collaboration mondiale entre les régulateurs de l’énergie visant essentiellement d’accélérer le rythme de la transition énergétique a pour principale finalité d’atteindre les objectifs climatiques.
Les deux régulateurs ont poursuivi leurs discussions bilatérales axées principalement sur les régimes de régulation des interconnexions dans les deux pays. Ces discussions ont affirmé que les deux régulateurs entretiennent des dialogues mutuellement bénéfiques, notamment ceux liés au domaine de la régulation qui permettraient au mieux la décarbonation du système énergétique par l’échange d’informations, d’expériences et des bonnes pratiques.
Le président de l’OFGEM, Martin Cave a déclaré à cette occasion que “la transition vers la décarbonation est un impératif absolu pour nous tous. Travailler avec nos partenaires à travers le monde est crucial pour atteindre nos objectifs dans ce domaine. Je suis donc ravi que nous ayons formé une alliance aussi étroite avec nos collègues de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité du Maroc“.
Pour sa part, le président de l’ANRE, Abdelatif Bardach, a salué cette déclaration conjointe constituant une étape clé de la coopération bilatérale entre les deux pays en matière de transition énergétique.
“Étant pleinement consciente de l’importance des interconnexions pour le développement du marché national de l’énergie, l’ANRE se réjouit de travailler main dans la main avec son homologue britannique dans ce domaine. Aussi, de faire un grand pas vers notre objectif commun, qui est celui de promouvoir le déploiement des énergies renouvelables et d’aller plus loin dans la décarbonation du système énergétique”, a dit M. Bardach.

Le fonds capital-risque UM6P Ventures a annoncé un investissement dans la startup Atarec spécialisée en solutions d’énergies renouvelables (EnR), ayant mis au point la première plateforme pilote en énergie houlo-motrice au Maroc.
Cette première levée de fonds permettra à Atarec de franchir une étape décisive dans son développement, à savoir la transition du démonstrateur industriel à l’unité industrielle ainsi que d’initier son déploiement commercial à l’international, UM6P Ventures dans un communiqué. Atarec est un projet ayant émergé de la spontanéité entrepreneuriale de Mohamed Taha El Ouaryachi et Oussama Nour employés auprès de TMSA (Agence spéciale Tanger Med). Les deux porteurs du projet ont ainsi pu développer la solution brevetée “Wave Beat” à travers un démonstrateur déployé sur site, qui exploite l’énergie de la houle par un système mécanique/électrique permettant de produire de l’énergie verte.
Le Groupe Tanger Med développe une offre d’accompagnement aux porteurs de projets proposant des solutions dans ses verticales métiers qu’il s’agisse du volet portuaire, industriel ou logistique. Dans le cadre de son programme d’entrepreneuriat, le Groupe accompagne ses talents internes en leur mettant à disposition un ensemble de ressources afin de faciliter la réalisation de projets innovants, dotés d’atouts compétitifs pour s’imposer sur le marché, au service de la performance de son écosystème et de l’émergence d’une offre Made in Maroc compétitive.
Outre le rôle de Tanger Med en tant que 1er incubateur de la startup Atarec, UM6P Ventures a fourni à Atarec le capital d’amorçage initial et l’accès à son vaste réseau d’experts et d’infrastructures scientifiques et commerciales.
UM6P Ventures estime que pour maximiser le succès des initiatives entrepreneuriales, l’investissement ne peut être dissocié de l’accompagnement. La vaste expérience d’UM6P Ventures dans le domaine des sciences ainsi que son réseau de partenaires scientifiques et commerciaux apportent des capacités uniques aux entrepreneurs que nous finançons. UM6P Ventures s’assure de faire de chacune des startups qu’elle soutient un actif investissable, prêt pour les futures levées de fonds”, a dit Yasser Biaz, DG, UM6P Ventures, cité dans le communiqué. UM6P Ventures a permis à Atarec de bénéficier d’une offre complète incluant accompagnement et investissement, dédiée à la verticale Energie co-développée avec le Green Energy Park, via l’accès à l’expertise technologique du Technology Licensing Office de l’UM6P (Développement de la Propriété Intellectuelle) et des Subject Matter Experts/Experts métier spécialisés dans le domaine des énergies renouvelables, de la modélisation et simulation (UM6P), de l’industrialisation et du développement commercial.
UM6P Ventures est le fonds d’investissement capital risque de l’Université Mohammed 6 Polytechnique (UM6P) dont la mission est de développer l’entrepreneuriat et d’accélérer l’innovation scientifique au Maroc et en Afrique, avec le soutien du Groupe OCP. Le fonds d’amorçage s’adresse aux purs entrepreneurs et porteurs de projets scientifiques, opérant dans des domaines tels que les Énergies renouvelables, AgroBioSciences, HealthTech, Intelligence artificielle (IA) et Industrie 4.0.

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a appelé, le 4 mars à Nairobi, au renforcement et à l’accélération de l’action climatique afin d’éviter d’atteindre les seuils d’irréversibilité.
Au regard des crises qui nous guettent notamment en termes de changement climatique, de perte de biodiversité et de pollution, notre action devra être renforcée et accélérée si nous voulons éviter d’atteindre les seuils d’irréversibilité,” a souligné Mme Benali dans une déclaration prononcée au nom du Royaume lors de la Session spéciale de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, consacrée à la commémoration du 50e anniversaire du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
Cette session spéciale intervient au lendemain de la 5e Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (ANUE-5), au cours de laquelle la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable a été élue présidente de la 6ème Assemblée.
Rappelant l’adoption d’une résolution visant à mettre fin à la pollution plastique, Mme Benali a souligné que cette déclaration réaffirme l’engagement du PNUE à rehausser l’action collective afin d’atteindre les objectifs de développement durable et reconstruire un monde post-pandémique résilient et durable.
Pendant un demi-siècle, le PNUE a joué un rôle important en tant que principale autorité de l’Environnement au sein des Nations Unies, a rappelé la ministre, relevant que malgré les efforts déployés, les résultats sur le terrain ne sont pas encore à la hauteur des objectifs escomptés.
De même, a-t-elle prévenu, la crise de la Covid-19 et ses impacts sévères sur les plans économique et social risquent de reléguer les questions de l’environnement au second plan, soulignant des insuffisances en termes de coordination, de mutualisation des efforts et des moyens de mise en œuvre, ainsi qu’en matière de données fiables et précises, en particulier pour les pays en développement, ce qui entrave la mise en place de politique publique efficiente et l’accès aux financements.
“C’est à cet égard que nous plaidons pour le renforcement du PNUE et la consolidation de son siège à Nairobi en tant qu’institution phare des Nations Unies dans le domaine de l’environnement”, a expliqué Mme Benali.
Selon elle, le PNUE est appelé à améliorer la coordination et la synergie, au sein du système onusien, entre les différentes initiatives environnementales et à renforcer ses plateformes Sciences-politiques, tout en améliorant la production et l’accès à des données environnementales fiables à même d’aider à la prise de décision. Elle a également insisté sur la nécessité de mettre à disposition les moyens de mise en œuvre, notamment en termes de renforcement des capacités, de transfert de technologie et de financement, au profit des Etats membres, afin de leur permettre de réaliser leurs engagements environnementaux.
Afin d’atteindre ces objectifs, une coopération internationale forte et solidaire à travers notamment l’ANUE est impérative, a soutenu la ministre, émettant son souhait “que les recommandations qui découleront de cette cérémonie puissent servir d’input pour la conférence de Stockholm +50 et contribuer à l’élaboration d’un accord sur le plastique ainsi qu’à la mise en place de la plateforme science-politique.”