M.Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) et M. Robert Denda, Président Directeur Général de Gridspertise, nouvelle société du Groupe ENEL, ont signé, le 1er juin, un protocole d’accord portant sur la collaboration en matière d’expertise, d’innovation, de R&D et de développement du capital humain. En vertu du protocole d’accord, l’ONEE et Gridspertise s’allient pour la mise en œuvre d’axes de collaboration portant, principalement, sur l’accélération de la digitalisation des réseaux électriques, l’amélioration des performances des infrastructures réseaux ainsi que la numérisation des activités d’installation, de gestion et de maintenance tout au long de la chaîne d’approvisionnement, allant des centrales électriques jusqu’aux clients finaux.

La collaboration vise également l’intégration dans le réseau de systèmes énergétiques basés sur les énergies renouvelables, la prospection de solutions pour une utilisation efficace de l’énergie, permettant des services innovants et contribuant aux objectifs de développement durable tels que ceux définis par les Nations Unies. En outre, l’ONEE et Gridspertise envisagent des solutions pour le développement du capital humain par la formation et le partage d’expertise, le respect des normes nationales et meilleures pratiques internationales en vue de la promotion des principes de l’économie circulaire et de la responsabilité sociétale des entreprises.

A signaler que ce nouveau partenariat bénéficiera également à divers secteurs de l’industrie nationale ainsi qu’aux pays d’Afrique Subsaharienne auxquels l’ONEE est lié à travers une coopération notamment dans le domaine de la formation.

La ministre de la Transition Énergétique et du Développement Durable, Leila Benali a souligné l’importance des investisseurs souverains pour faire face aux problématiques liées à la transition énergétique. S’exprimant lors de l’ouverture des travaux du Forum africain des investisseurs souverains (Africa Sovereign Investors Forum – ASIF), Mme Benali a relevé que celui-ci constitue une opportunité pour souligner l’importance des investisseurs souverains pour façonner le monde, en vue de faire face aux problématiques liées à la transition énergétique et à la durabilité.

Et d’ajouter qu’en 2022, où le court et le long terme s’entremêlent, les investisseurs souverains sont les seuls ponts possibles entre ces deux dimensions temporelles.

Ces investisseurs ne sont pas des acteurs passifs affectés par les grandes tendances mondiales, notamment le changement climatique, la transition énergétique et la numérisation, mais ils sont plutôt en train d’influencer cette tendance globale, a relevé Mme Benali.

Elle a, en outre, indiqué que les gouvernements ont le rôle de leur fournir le cadre régulateur afin de trouver un équilibre de la vocation des capitaux qui vont ouvrir les opportunités en Afrique. De son côté, le directeur général d’Ithmar Capital, M. Obaid Amrane a fait savoir que la tenue de cette cérémonie revêt une grande importance, dans la mesure où elle réunit des acteurs de divers pays africains, notant que le message royal adressé par SM le Roi Mohammed VI constituera une feuille de route pour les participants qui débattront du financement de la croissance dans les économies africaines.

Il a relevé que les investisseurs souverains africains tiennent un rôle clé dans l’avancement des priorités des pays africains, grâce notamment au soutien national dont ils bénéficient, surtout dans un contexte où ces priorités ont été fondamentalement remodelées par la pandémie du Covid-19, la situation géopolitique actuelle en Europe de l’Est et le changement climatique.

Et de soutenir que dans ce sens, ASIF, en tant que plateforme multilatérale regroupant dix fonds souverains africains, œuvrera au renforcement de la coopération entre ses membres, dans le but de catalyser des opportunités d’investissement et de mobiliser des capitaux au profit du continent africain et de son développement.

Pour sa part, le commissaire au commerce et à l’industrie de la commission de l’Union Africaine, M. Albert Muchanga a souligné que la population africaine est une population jeune qui fait la force du Continent, mettant l’accent sur la nécessité d’apporter des réponses adéquates pour répondre aux besoins croissants de cette population.

M.Muchanga a également mis en exergue l’importance de ce forum qui permettra aux dirigeants et responsables de plusieurs pays africains réunis d’échanger efficacement autour des moyens de transformer l’Afrique en matière d’intégration économique et de promotion d’investissements.

Les opportunités d’investissement dans le continent africain sont multiples, a-t-il poursuivi, notant toutefois que plusieurs obstacles entravent encore l’attractivité des investissements en Afrique, dont principalement le problème de financement, d’où la nécessité d’un fonds souverain de financement des investissements.

L’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) ont salué à Marrakech, le leadership du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables et de la transition énergétique.
“Le Maroc, un membre de l’ARENA depuis 2015, est un chef de file dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord en matière de développement des énergies renouvelables“, s’est félicité le Directeur-général de l’IRENA, M. Francesco La Camera, dans une allocution par visioconférence à l’occasion de la deuxième édition du Sommet “World Power-to-X Summit” (PTX22).

Mettant en exergue l’excellence des relations entre le Maroc et l’IRENA, couronnée l’année dernière par la signature d’un accord stratégique pour approfondir les connaissances sur les énergies renouvelables et accélérer la transition énergétique d’une manière socialement et économiquement durable, M. La Camera a indiqué que le Royaume a été derrière l’initiative de la création de la Coalition pour l’accès à l’énergie durable, axée sur l’accès universel à l’énergie à travers une utilisation massive d’énergies propres.

“Il existe un besoin urgent de disposer de carburants décarbonés dans le monde entier, et le Maroc jouit d’un avantage distinctif en raison de sa production potentielle d’eFuels à faible coût dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord“, a-t-il relevé, ajoutant que le Maroc “a le potentiel pour devenir un leader dans les exportations d’hydrogène vert, offrant une opportunité de décarboner sa propre économie et d’accroître sa sécurité énergétique nationale, tout en mettant fin à la dépendance aux combustibles fossiles et aux importations d’énergie”.

Dans une allocution par visioconférence, le Directeur-général de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), M. Gerd Müller, a souligné pour sa part que le Maroc a réalisé, ces dernières années, des avancées remarquables dans les domaines de l’industrialisation, de la transition énergétique et de l’agro-industrie, se félicitant de la coopération et de l’amitié de longue date entre l’organisation onusienne et le Royaume.
“Le Maroc est très vulnérable au changement climatique, mais il dispose d’un potentiel d’énergies renouvelables essentiel pour les industries d’avenir“, a-t-il relevé, appelant à créer des synergies entre les différents acteurs de l’écosystème pour tirer profit des connaissances et des technologies avancées disponibles actuellement dans le domaine de l’hydrogène vert.

Le gouvernement marocain se fixe un objectif ambitieux d’augmenter la part des énergies renouvelables à 50% d’ici 2030, et l’hydrogène vert fait partie de cette ambition“, a indiqué M. Müller, se disant convaincu que le Maroc “deviendra un leader sur le marché mondial de l’hydrogène”.

Le Maroc, qui pourrait commencer la production d’hydrogène vert “made in Morocco” d’ici trois ans, a tous les atouts pour devenir un fournisseur clé d’hydrogène vert pour l’Union Européenne, ont souligné des ministres européens.

Le Maroc, qui jouit d’un potentiel “important” pour développer ce nouveau secteur de la transition énergétique, “peut devenir un fournisseur clé d’hydrogène vert” pour l’Europe, a souligné le ministre néerlandais des Affaires économiques et de l’action pour le Climat, M. Rob Jetten, dans une allocution par visioconférence à l’occasion de la 2è édition du Sommet “World Power-to-X Summit” (PTX22) (22 au 24 juin).

Faisant savoir que l’Europe a un grand besoin d’hydrogène vert et que cette production ne peut pas être réalisée dans sa totalité par les pays de l’Union européenne, M. Jetten a indiqué qu’une partie de cette production va provenir d’autres régions, comme l’Afrique du Nord, notamment le Maroc.

Dans ce sens, il a fait savoir que plusieurs sociétés néerlandaises travaillent déjà sur des projets de partenariat avec des acteurs de l’écosystème au Maroc, rappelant que “le Maroc et les Pays-Bas reconnaissent l’importance de l’hydrogène vert dans la transition énergétique pour décarboner nos économies.

Pour sa part, la ministre allemande de la Coopération économique et du développement, Mme Svenja Schulze, a rappelé que le Maroc et l’Allemagne avaient signé un accord pour mettre en place une usine pilote de production d’hydrogène vert. “Un d’hydrogène vert made in Morocco sera produit d’ici trois ans”.

“La construction de cette unité de production sera un jalon important pour la réalisation de notre vision commune“, s’est félicitée Mme Schulze, appelant d’autres pays à suivre l’exemple du Maroc, qui a adopté une politique visionnaire audacieuse dans le domaine de la transition énergétique.

Dans ce sens, la responsable allemande a relevé que les technologies liées au Power to X, parmi lesquelles l’hydrogène vert, se présentent aujourd’hui comme des instruments clés pour réaliser la promesse de l’Accord de Paris, faire face au phénomène du réchauffement climatique, ainsi que décarboner les économies tout en boostant la croissance économique.
De son côté, la ministre belge de l’Energie, Mme Tinne Van Der Straeten, a souligné que le Sommet “World Power-to-X Summit” à Marrakech constitue une plateforme importante pour fédérer les efforts de la communauté internationale en faveur de développement des technologies liées au Power to X, affirmant que l’hydrogène vert offre une alternative aux énergies polluantes et participe ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique.

“Nous pouvons réaliser le rêve de construire une société “zéro carbone” si nous nous travaillons la main dans la main”, a relevé la ministre belge, mettant en exergue les importantes perspectives de coopération dans le domaine des énergies renouvelables entre les différentes parties de l’écosystème dans les continents européen et africain.

Dans son intervention à l’ouverture de la Rencontre de haut niveau sous le thème “Une régulation cohérente pour accélérer la transition énergétique à la lumière des contraintes de la sécurité d’approvisionnement”, organisée pour la première fois au Maroc par l’ANRE, en partenariat avec MEDREG, M. Rachid IDRISSI KAITOUNI, Président de la Fédération de l’Energie a indiqué que le Maroc ambitionne d’être à l’avant-garde de la transition énergétique. La Vision de Sa Majesté de positionner le Maroc à l’avant-garde de la transition énergétique mondiale a placé le Royaume sur une trajectoire nouvelle susceptible d’amener des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux considérables.

Selon M. IDRISSI KAITOUNI, la pandémie a révélé la nécessité absolue d’acter ensemble pour accélérer la transition énergétique, conférant ainsi une importance à la sécurité d’approvisionnement, à la souveraineté des nations et à la préservation de la planète.

Et de rappeler que le Souverain a tracé un cap clair à l’horizon 2030. Ce cap, c’est d’abord la priorité au développement des Énergies Renouvelables et à l’efficacité énergétique qui a été érigée en priorité nationale puisqu’elle offre des possibilités peu coûteuses et sûres de répondre à la demande croissante et de réduire la pression sur les marges de réserve du système électrique au bénéficie des clients finaux.

Ce cap, c’est aussi la sécurité d’approvisionnement et la compétitivité auxquelles notre politique énergétique devra porter une attention particulière car ce sont les conditions essentielles pour assurer la réussite de notre transition énergétique.

Pour réaliser les investissements considérables qui sont nécessaires à la transition énergétique, il est fondamental de disposer d’un cadre règlementaire stable, offrant une visibilité long terme. C’est là où la mission du régulateur joue un rôle primordial pour garantir la transparence, l’impartialité et l’accessibilité.

Ces investissements tiennent compte notamment de l’évolution future de la demande qui sera marquée par les nécessités de la décarbonation, à brève échéance, de plusieurs secteurs énergivores tels que le transport, l’industrie, la production de l’hydrogène vert ainsi que la satisfaction des besoins en dessalement des eaux, en raison du stress hydrique persistant dans notre pays, et les besoins de renforcement de nos interconnexions avec l’Europe et l’Afrique pour offrir des perspectives florissantes à nos exportations d’énergie électrique verte.

Les régulateurs de l’énergie des pays du bassin méditerranéen ont appelé, le 23 juin à Marrakech, à mettre en place une régulation cohérente pour accélérer la transition énergétique et assurer la sécurité d’approvisionnement en la matière.

Lors d’une rencontre de haut niveau, sous le thème “Une régulation cohérente pour accélérer la transition énergétique à la lumière des contraintes de la sécurité d’approvisionnement”, les présidents des autorités de régulation de l’énergie des pays Méditerranéens ont, de même, souligné l’importance de renforcer leur coopération, afin d’apporter une réponse efficace et rapide pour relever les défis actuels et faire face aux menaces qui pèsent sur la sécurité des approvisionnements, et de décider des mesures à prendre de manière collaborative et concertée.

Les régulateurs de l’énergie sont plus forts et parviennent à mieux faire entendre leur voix lorsqu’ils sont unis, a souligné à cette occasion, le président de l’Association des Régulateurs de l’Energie du Bassin Méditerranéen (MEDREG) et président de l’Autorité de Régulation de l’Energie Albanaise (ERE), M. Petrit Ahmeti, notant que “les échanges d’aujourd’hui sont cruciaux pour parvenir à un consensus, promouvoir une vision commune et mettre au point des politiques réglementaires cohérentes qui garantissent des systèmes énergétiques fiables et durables“. Faisant savoir que le contexte international actuel “nous impose de réduire notre dépendance du gaz russe et d’accélérer la transition vers les énergies propres”, M. Ahmeti, a estimé que la région méditerranéenne “a un rôle à jouer pour aider ses voisins euro-méditerranéens à renforcer la sécurité de leurs approvisionnements“.

M.Abdellatif Bardach, vice-président de MEDREG et président de l’Autorité Marocaine de Régulation de l’Electricité (ANRE), a, quant à lui, relevé que le Maroc “porte un intérêt particulier à l’intégration régionale. “Nous sommes convaincus que le commerce d’énergie transfrontalier est essentiel pour renforcer la sécurité des approvisionnements en électricité dans les pays méditerranéens et pour mieux gérer la part importante des renouvelables intermittentes”, a-t-il dit. Et de poursuivre que “cela passe par un engagement politique à haut niveau, des investissements dans les infrastructures et l’harmonisation des normes et des réglementations“.

Dans ce sens, il a indiqué que le Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a érigé la transition énergétique au rang de priorité nationale et est devenu, de ce fait, l’un des pays du bassin méditerranéen qui sont à la pointe dans le domaine des énergies renouvelables. Outre la construction de projets d’énergies renouvelables à grande échelle visant à atteindre une capacité de production de plus de 52 % d’ici 2030, “nous améliorons les cadres juridique et réglementaire de notre pays pour attirer les investissements, afin de mener à bien la transition énergétique et de garantir un approvisionnement fiable en énergie et à un prix raisonnable“.

Lors de ce conclave, les présidents des autorités de régulation de l’énergie des pays du bassin méditerranéen ont abordé plusieurs thématiques, notamment “la transition énergétique dans le bassin méditerranéen”, “la sécurité d’approvisionnement dans le bassin méditerranéen” et les raisons de la flambée des prix de l’énergie et le rôle des régulateurs”.
Échangeant sur les bonnes pratiques réglementaires qui se sont avérées efficaces pour limiter l’impact de la flambée des prix de l’énergie sur les consommateurs, notamment dans un contexte marqué d’incertitudes en raison de la guerre en Ukraine, les participants ont passé en revue les mesures extraordinaires prises en réponse à une situation objectivement exceptionnelle.

Organisé pour la première fois au Maroc par l’ANRE, en partenariat avec MEDREG, cet événement de haut niveau a offert l’opportunité de rassembler plusieurs institutions marocaines et plus de 50 experts en énergie issus de plus de 20 pays du bassin Méditerranéen, afin de discuter des défis énergétiques dans le contexte des crises internationales et d’échanger sur les perspectives d’un secteur hautement stratégique.

En marge du world power to X Summit, tenu à Marrakech du 22 au 24 juin, Le président de la Fédération de l’Energie, M. Rachid Idrissi Kaitouni et M. Saïd Mouline , DG de l’AMEE ,  ont rencontré une délégation belge composée de Mme Stroobandt, Chef de cabinet adjoint du Ministre belge de l’Energie, M. Farnçois-Xavier Van Houtte, vice-président Business Development Fluxys Asia, ainsi que Mme Katherine Raeymaekers, Conseillère au niveau de l’Ambassade de Belgique à Rabat.

Ont egalement participé à cette réunion M. Alykhan Kassam , vice-président Africa John Cockerill  et Mr Hassan Nadir PDG CMEnergies Maroc , deux entreprises belges implantées au Maroc.

Les sujets discutés lors de cette rencontre ont porté sur la volonté de la délégation belge à partager son expérience dans le domaine du manufacturing, du stockage et distribution de l’Hydrogène vert et aussi son souhait d’accompagner les entreprises marocaines pour tout projet relatif aux Énergies renouvelables.

Les participants à un panel, organisé, le 22 juin à Marrakech dans le cadre de la 2è édition du World Power-to-X Summit (PTX-22), ont plaidé en faveur de davantage d’investissement dans l’hydrogène vert, eu égard à son impact positif sur l’environnement et son coût bas.

Les intervenants à cette rencontre axée sur “L’intégration énergétique renouvelable : Quels défis et à quel coût ?”, ont mis en relief la centralité de l’hydrogène vert dans la stratégie de la transition énergétique, louant, au passage, les réalisations accomplies à l’heure actuelle dans ce domaine et ce, grâce à la politique clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Ce panel auquel ont pris part un parterre d’industriels, d’experts et de chercheurs dans le domaine des énergies propres, a été l’occasion de passer en revue les multiples avantages de l’hydrogène vert et ses dérivés en termes de commercialisation, de sécurité de l’ensemble de sa chaine de valeur, son rôle dans le renforcement de la souveraineté énergétique du pays et son impact positif sur l’environnement.

Après avoir souligné l’impératif de chercher les moyens les plus efficaces pour le stockage de l’hydrogène vert et ses dérivés, notamment via des solutions incluant la dimension écologique, ils ont plaidé en faveur de la consolidation de partenariats entre les secteurs public et privé opérant dans ce domaine, tout en promouvant l’action sociale aux niveaux local, régional et international.

Dans la foulée, ils ont mis en avant les rôles des entreprises africaines en termes d’implication forte et effective dans ce processus, faisant observer que le Maroc qui a conçu une feuille de route claire concernant les énergies renouvelables, constitue un modèle à suivre pour l’ensemble des pays africains dans le domaine de l’hydrogène vert et ses dérivés.

Le Directeur Général de l’Agence Marocaine de l’Efficacité Énergétique (AMEE), M. Saïd Mouline, a rappelé le contexte actuel rendant indispensable voire impératif d’accélérer le rythme de la transition énergétique, mettant en relief la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI concernant les énergies renouvelables.

“L’accélération de la transition énergétique, via les énergies propres, à l’instar de l’hydrogène vert, requiert une parfaite maitrise des défis en la matière, afin d’être plus compétitif et durable et d’être créateur d’opportunités d’emploi“.

Tout en rappelant que le Maroc, qui est actuellement un importateur des énergies fossiles, peut s’ériger en exportateur d’énergies renouvelables, M. Mouline s’est attardé sur la position stratégique dont jouit le Maroc concernant les énergies renouvelables, celles permettant de disposer de l’énergie à coût bas.

“Nous disposons d’énormes opportunités dans ce domaine, à condition toutefois de tenir compte des aspects économiques, des opportunités d’emploi et de la durabilité, afin que nous puissions devenir un pays exportateur d’énergies renouvelables“.

Organisé par l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN), en partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), le PTX22 a pour objectif de discuter des stratégies innovantes dans le domaine de l’hydrogène vert et de sceller des partenariats pour une nouvelle ère énergétique propre.

Lors de ce deuxième rendez-vous, qui se positionne, désormais, comme l’événement leader sur les plans national et continental de la filière hydrogène, des principaux investisseurs, des décideurs politiques, des innovateurs, des directeurs d’entreprises, des leaders de l’industrie et des experts de la recherche dans le domaine auront ainsi à animer des panels et des sessions de haut niveau sur les opportunités offertes par l’hydrogène vert et ses produits dérivés.

La Stratégie nationale de développement durable (SNDD) fixe aujourd’hui des objectifs clairs pour la transition du Maroc vers une économie bas-carbone à l’horizon 2050, a souligné, le 27 juin à Tanger, la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Mme Leila Benali.

Dans un message vidéo, diffusé à l’ouverture du Forum international sur la perspective locale du “Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire”, la ministre a précisé que ce Nexus s’inscrit parfaitement dans les orientations stratégiques du Nouveau modèle de développement (NMD) et de la SNDD, qui fixe aujourd’hui des objectifs claires pour la transition du Maroc vers une économie bas-carbone à l’horizon 2050.

Ces objectifs, a-t-elle poursuivi, concernent notamment le renforcement de la résilience, le développement humain, la réduction des inégalités sociales et territoriales, l’atténuation et l’adaptation aux changements climatiques, et la protection de l’environnement.
Mme Benali a, à cet égard, relevé que plusieurs initiatives ont, d’ores et déjà, été entreprises pour promouvoir ce Nexus, en l’occurrence les schémas régionaux du littoral, qui visent à jeter les bases d’une gestion intégrée, les plans climat territoriaux et le programme national de pompage solaire qui permettra, à travers un mécanisme de régulation, de rationaliser l’utilisation des ressources.

Elle a, par ailleurs, noté que la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTA) jouit d’un potentiel considérable en énergie éolienne et d’une position stratégique au cœur d’un carrefour énergétique électrique et gazier, notamment avec l’Europe, faisant savoir que la région dispose d’une capacité totale opérationnelle de 400 mégawatt (MW) de source éolienne, soit environ 30% de la capacité installée aujourd’hui en énergie éolienne, avec une capacité supplémentaire de 320 MW en cours de développement.

“La région dispose également d’un patrimoine hydraulique important, constitué de 20 grands barrages avec une capacité globale de 6 milliards de mètres cubes”, a ajouté la ministre, estimant que l’enjeu aujourd’hui est de pérenniser le développement de la région et des ressources hydriques dans un contexte général de rareté et de changements climatiques. Mme Benali a indiqué que le ministère a, dans ce contexte, contribué avec une enveloppe budgétaire de 800 millions de dirhams (MDH) dans le cadre du programme national d’assainissement liquide, pour appuyer les 15 projets d’implantation, de réhabilitation, de renforcement et d’extension du réseau d’épuration liquide dans les différentes localités de la région, ainsi que la réhabilitation et l’extension de 14 stations d’épuration au profit des provinces de la région et l’extension de trois stations d’épuration dans la province d’Al Hoceima.

“Pour les stations de M’diq-Fnideq, et de Tamuda Bay, les ouvrages de traitement tertiaire de filtration et de désinfection au chlore gazeux ont été réalisés directement par le Département avec la mobilisation d’un budget de 32 MDH“, a précisé la ministre, relevant que pour préserver la qualité de l’eau au niveau régional, l’appui nécessaire à la réhabilitation des anciennes décharges et la mise en place de nouvelles décharges contrôlées et de centres d’enfouissement et de valorisation (CEV) ont été assurés.

Cela n’a pas été suffisant“, a-t-elle martelé, souligné la nécessité de poursuivre les efforts et d’examiner en profondeur les interactions entre l’utilisation rationnelle de l’eau, la production et la consommation de l’énergie, l’assainissement et la sécurité alimentaire pour un développement régional durable.

La ministre a fait observer que 2022, en plus d’être l’année de plusieurs grandes ruptures, est aussi l’année de l’élaboration de la nouvelle SNDD, qui s’inscrit en droite ligne avec les recommandations du NMD et les engagements internationaux du Royaume, affirmant la détermination de son département à œuvrer, avec toutes les parties prenantes locales et nationales, pour que la SNDD soit le cadre fédérateur de la transition vers une croissance durable, en conciliant prospérité et préservation de l’environnement, à travers l’adoption d’approches personnalisées spécifiques à chaque région, pour un développement inclusif, équilibré et durable.

“Le Nexus eau-énergie-sécurité alimentaire est au cœur de cette approche, et des mesures tangibles vont être adoptées l’année prochaine, telles que le renforcement du cadre juridique, la fiscalité et des incitations du développement durable, ainsi que le renforcement des capacités des parties prenantes aux niveaux national et régional“, a-t-elle dit, exprimant le souhait que ce forum puisse aboutir à des recommandations concrètes à intégrer aussi bien dans le plan de développement régional (PDR) que dans le schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT), ou encore dans la refonte de la SNDD.

Ce Forum de deux jours, organisé par le Conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et la Maison méditerranéenne du climat, vise à comprendre les impacts à long terme du nexus eau-énergie-sécurité alimentaire sur la croissance, les moyens d’améliorer la cohérence entre la planification et les priorités nationales, régionales et locales, ainsi que l’importance de promouvoir les investissements du secteur privé dans le Nexus. Au programme de cet événement figurent plusieurs sessions et panels sur “les opportunités du Nexus à l’échelle territoriale”, “le partage d’expériences entre les territoires méditerranéens”, “l’intégration du Nexus dans une politique territoriale”, “la réflexion sur l’intégration effective du Nexus dans le PDR et le SRAT” et “l’accessibilité des financements et le montage financier”.

Les travaux du Sommet Nigeria-Afrique sur l’investissement dans les ressources naturelles et l’énergie (NAFNIS-2022) ont été ouverts, le 1er juin à Abuja, avec la participation du Maroc.
Le Maroc est présent à cet évènement avec une délégation composée de MM. Mohamed Zine, directeur de la promotion et de la gestion des actifs hydrocarbures à l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mustapha Chaib, directeur de l’exploration minière (ONHYM) et de Mohamed El Haouari, directeur du pôle des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE).

Le NAFNIS-2022 a réuni, trois jours durant, les acteurs africains des secteurs de l’exploitation minière, de la finance, de l’électricité, de l’énergie, du pétrole et du gaz afin de tracer une voie à suivre pour le développement de projets relatifs aux ressources naturelles et à l’énergie d’une manière durable et respectueuse du climat.

Le Sommet a été initié pour découvrir des solutions, exposer des technologies et des produits qui permettront la croissance et l’industrialisation de l’Afrique d’une manière plus respectueuse du climat, tout en encourageant le développement et le financement de projets d’énergie verte.

Le Sommet est marqué par un programme riche en présentations de haut niveau par des ministres, des responsables de multinationales de premier plan, des experts de l’industrie et des spécialistes dans leurs secteurs respectifs.

L’évènement s’assigne comme objectifs le financement de projets africains durables dans le domaine des ressources naturelles et de l’énergie, clés de la transition, la promotion du commerce et du partage des connaissances entre les pays africains, le développement de politiques et de stratégies pour le secteur des ressources naturelles alors que le monde se tourne vers un avenir plus vert.

Les intervenants lors de la première journée de cet évènement ont débattu des moyens de maximiser le potentiel minéral et d’attirer les investissements privés.

Ils ont également discuté de la commercialisation du gaz naturel et ses effets sur la production d’énergie propre, ainsi que des projets d’expédition, de stockage et de terminaux qui favorisent l’investissement dans le gaz naturel en Afrique.

Ils se sont attardés sur la voie propre du développement économique notamment les moyens de passer d’une économie fondée sur les combustibles fossiles à une économie minière circulaire, comment utiliser les réserves actuelles de gaz pour l’énergie et les carburants à faible teneur en carbone, et comment tirer profit des opportunités offertes par les énergies renouvelables et relever les défis qui y sont liés.

Les interventions des participants ont concerné aussi l’exploitation minière responsable, particulièrement la création d’une main-d’œuvre diversifiée dans le secteur minier, l’exploration minière non invasive et les solutions pour les résidus miniers et les nouvelles technologies pour réduire le gaspillage d’eau dans les mines.

Les débats ont concerné également autour des moyens de réduire les émissions de carbone tout en favorisant la croissance économique en Afrique en mettant l’accent sur les perspectives et les défis.

Le financement des projets de ressources naturelles en Afrique, l’impact disproportionné du changement climatique sur l’Afrique, les opportunités de la nouvelle économie climatique en Afrique, la transition vers des technologies et des infrastructures à faible émission de carbone, et l’importance du Fonds vert pour le climat et des fonds similaires pour le changement climatique, ont été, entre autres sujets, au menu des débats programmés lors du Sommet Nigeria-Afrique sur l’investissement dans les ressources naturelles et l’énergie.