L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a annoncé la finalisation du financement de la centrale à gaz naturel Al Wahda, un projet stratégique ayant nécessité un investissement total de 4,2 milliards de dirhams.

Ce financement a été bouclé en vertu d’un document signé, mercredi à Rabat, par le Directeur général de l’ONEE, Tarik Hamane d’une part, et les représentants de deux fonds de dette « Flexenergy » et « Nord Energy », et du consortium bancaire constitué d’Attijariwafa Bank et Bank Of Africa, d’autre part.

Situé dans la province de Ouazzane, ce projet qui fonctionne au gaz naturel comme combustible de transition, vise à accompagner l’intégration massive des énergies renouvelables avec l’objectif de porter leur part dans le mix électrique à plus de 52% avant 2030 et ce, en offrant la flexibilité nécessaire au système électrique national.

Dans une déclaration, M. Hamane a indiqué que ce projet repose sur un modèle de financement innovant et diversifié, ayant fait appel aux marchés des capitaux, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles perspectives de développement d’infrastructures stratégiques du Maroc.
Ce financement structuré s’articule autour de deux fonds de dette « Flexenergy » et « Nord Energy » en plus de l’apport du consortium bancaire composé d’Attijariwafa Bank et Bank Of Africa.

Ce schéma innovant renforce la diversification des sources de financement et positionne l’Office comme un acteur pionnier dans l’utilisation des fonds de dettes pour le développement des infrastructures stratégiques, a-t-il expliqué, notant que le bouclage du financement de cette centrale illustre parfaitement l’engagement de l’Office à soutenir l’intégration massive des énergies renouvelables et renforcer la sécurité énergétique du Royaume.
Au-delà de ses retombées énergétiques, a-t-il fait observer, la centrale Al Wahda constitue un levier important de développement socio-économique pour la province de Ouazzane qui favorisera la création d’emplois locaux, aussi bien durant la phase de construction que lors de son exploitation, et stimulera l’activité industrielle et logistique dans la région.



Le Maroc prévoit un investissement de plus de 27 milliards DH pour renforcer son réseau électrique sur les cinq prochaines années, a fait savoir, le 29 janvier à Casablanca, le directeur général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), Tarik Hamane.
Cet investissement vise à maximiser l’intégration des énergies renouvelables, notamment éoliennes et solaires, dans les provinces du sud et du sud-est, a précisé M. Hamane, lors de l’ouverture du Forum International des Energies, Organisé par Industrie du Maroc Magazine, sous le thème « Pétrole, gaz, hydrogène, énergie renouvelable : quel mix énergétique pour une entreprise compétitive ? ».

Et de noter que ce projet vise à garantir la compétitivité de l’énergie renouvelable tout en réduisant les coûts et décarbonant l’économie dans le but de renforcer l’attractivité du Maroc pour des industries énergivores, comme la production de batteries et les Giga Factory.
Il a par ailleurs présenté les grandes orientations de l’ONEE en matière d’énergie, soulignant que le Maroc, grâce à une stratégie engagée depuis 2009, est devenu un modèle en matière de transition énergétique.

« Aujourd’hui, le Royaume atteint déjà une capacité installée de 44,3% en énergies renouvelables, soit environ 5.400 MW, répartis entre l’éolien (2.400 MW), l’hydraulique (2.100 MW) et le solaire (900 MW) », a-t-il fait valoir, ajoutant que des projets en cours de développement devraient rapidement permettre de dépasser l’objectif de 52%.

M.Hamane a également insisté sur l’importance de la gestion de l’intermittence des énergies renouvelables et du développement du réseau électrique pour assurer une intégration optimale de ces sources d’énergie.

Intervenant à la même occasion, le président-directeur général d’Industrie du Maroc, Hicham Rahioui Idrissi, a souligné l’importance de cet événement dans le contexte de la transition énergétique, rappelant que la stratégie énergétique du Maroc s’inscrit dans le cadre de la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a fait du développement énergétique un pilier de modernisation et de souveraineté industrielle.

Idrissi a également mis en avant le positionnement stratégique du Maroc sur le marché de l’hydrogène vert, rappelant la feuille de route nationale mise en place pour exploiter les opportunités industrielles et économiques en partenariat avec des acteurs mondiaux.

En parallèle, le développement du gaz naturel avec des projets stratégiques comme le Gazoduc Maroc-Nigeria, a-t-il poursuivi, vise à renforcer la sécurité énergétique du Royaume tout en contribuant à l’intégration énergétique en Afrique de l’Ouest.

Ce forum international a réuni plus de 600 participants, dont des experts et des décideurs, pour discuter des opportunités liées aux énergies renouvelables, à l’hydrogène vert et au gaz naturel dans le cadre de la stratégie énergétique ambitieuse du Royaume.

Il vise à débattre des défis et des opportunités que représente la transition énergétique pour les entreprises marocaines, avec pour objectif d’explorer les moyens d’optimiser la consommation d’énergie des entreprises, d’améliorer leur efficacité énergétique et d’adopter des sources d’énergie plus propres.

Les experts présents ont partagé leurs visions et identifié les leviers de croissance énergétique pour l’industrie, en explorant des thématiques telles que la résilience énergétique et les partenariats stratégiques, l’innovation dans l’efficacité énergétique et la compétitivité, l’hydrogène vert comme moteur de la transition, et la question de la transition énergétique inclusive et de l’impact territorial.



L’importance de renforcer la résilience énergétique face aux défis mondiaux et le rôle clé des partenariats public-privé pour réussir la transition énergétique durable a été au centre des débats, le 29 janvier à Casablanca.

Intervenant lors d’un panel sous le thème « Résilience énergétique et partenariats stratégiques », dans le cadre du Forum International des Énergies, les conférenciers ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’indépendance énergétique du Royaume, non seulement pour garantir la sécurité énergétique, mais aussi pour consolider la position du Maroc sur la scène internationale.

L’objectif, selon les panélistes, est d’assurer une transition énergétique qui répond aux besoins de croissance, tout en s’alignant avec les objectifs climatiques mondiaux.

Dans ce sens, le directeur exécutif de l’Agence marocaine de l’énergie durable (MASEN), Nawfal El Fadil, a évoqué la souveraineté énergétique comme un pilier essentiel de l’indépendance nationale.

« Le Maroc, à travers des projets comme le complexe solaire Noor, démontre qu’investir dans les énergies renouvelables est indispensable non seulement pour la sécurité énergétique, mais aussi pour l’autonomie stratégique », a indiqué M. El Fadil, soulignant que l’objectif est de rendre le pays moins dépendant des fluctuations des marchés mondiaux de l’énergie.

Pour sa part, le directeur pays chez Charlot Limited, Pierre Raillard, a insisté sur la nécessité de stratégies solides pour affronter les crises énergétiques mondiales, affirmant que la résilience énergétique passe par l’innovation et une gestion proactive des ressources.

La diversité des sources d’énergie, la modernisation des infrastructures et l’intégration des nouvelles technologies sont des éléments cruciaux pour répondre aux défis actuels.

Et de souligner l’importance du gaz naturel dans la transition énergétique du Maroc, malgré sa nature fossile, notant que le gaz jouera un rôle majeur dans les années à venir, en particulier dans l’accompagnement du passage à un mix énergétique plus renouvelable, incluant des énergies comme l’hydrogène vert.

De son côté, le directeur exécutif de Narava, Reda Hamedoun, a mis en lumière l’importance des partenariats public-privé pour réussir une transition énergétique durable.

« Les partenariats avec le secteur privé permettent d’accélérer l’innovation et de mobiliser les ressources nécessaires pour déployer des projets d’envergure, tout en garantissant leur viabilité à long terme ».

Il a également estimé que des collaborations internationales sont essentielles pour faire face aux enjeux globaux du secteur énergétique, relevant que l’hydrogène vert représente un tournant majeur pour le pays, car non seulement il peut stocker de l’énergie produite de manière intermittente, mais il est aussi une ressource compétitive que le Maroc peut produire à bas prix.

Les intervenants ont convergé sur l’idée que la transition énergétique ne se limite pas à la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, mais nécessite également une révision des modèles économiques et politiques pour soutenir une croissance durable.

Ce panel s’inscrit dans le cadre de discussions plus larges sur les défis énergétiques mondiaux, mettant en lumière les stratégies innovantes que les pays, et notamment le Maroc, adoptent pour garantir une indépendance énergétique durable et renforcer leur résilience face aux crises mondiales.

Organisé par Industrie du Maroc Magazine, ce forum a réuni plus de 600 participants, dont des experts et des décideurs, pour discuter des opportunités liées aux énergies renouvelables, à l’hydrogène vert et au gaz naturel dans le cadre de la stratégie énergétique ambitieuse du Royaume.



L’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) vient d’approuver la capacité d’accueil cumulée du système électrique national en sources d’énergies renouvelables pour la période 2025-2029, portée à 9338 MW, conformément aux dispositions législatives en vigueur et en alignement avec les orientations visant l’accélération de la transition énergétique sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed V.

Avec une hausse de 29% par rapport à l’année précédente, le secteur électrique a franchi un nouveau cap qui témoigne de la dynamique d’expansion en cours du marché électrique national et de la volonté d’offrir aux acteurs une visibilité accrue sur les opportunités d’investissement et de développement à moyen terme. 

Ce résultat est le fruit d’un travail de concertation élargie, réunissant l’ensemble des parties concernées, ce qui a permis de définir une capacité d’accueil du système reflétant de manière précise le potentiel des réseaux de transport et de distribution, souligne la même source. L’actualisation de la capacité d’accueil a introduit une nouvelle flexibilité permettant le transfert bidirectionnel des capacités d’accueil non utilisées entre les réseaux de transport et de distribution constituant une souplesse supplémentaire qui s’ajoute au droit d’exercer de tels transferts entre les gestionnaires des réseaux de distribution et les postes sources d’un même gestionnaire.

Cette flexibilité additionnelle devrait favoriser un meilleur équilibre entre la production et la consommation, tout en optimisant l’utilisation des infrastructures existantes.

L’approbation et la publication de la capacité d’accueil est un instrument indispensable pour donner de la visibilité aux opérateurs du secteur qu’ils soient publics ou privés et même aux autorités de tutelle du secteur.

L’ANRE veille, en parfaite collaboration avec le gestionnaire du réseau de transport (ONEE) et les divers gestionnaires des réseaux de distribution, à déterminer cette capacité d’accueil de la manière la plus précise possible, avec l’objectif de mettre à la disposition de toutes les parties prenantes des données fiables, visant à réaliser les objectifs de la politique énergétique nationale, tout en garantissant la sécurité et la fiabilité du réseau électrique marocain.



L’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) a réalisé plus de 236 projets de développement local jusqu’à 2024, pour une enveloppe budgétaire dépassant 250 millions de dirhams (MDH), a indiqué, le 3 février, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali. 

En réponse à une question orale à la Chambre des représentants sur « L’investissement dans les énergies renouvelables, un levier de développement dans les zones précaires », Mme Benali a précisé que plus de 130.000 personnes ont bénéficié de ces projets. La ministre a fait état également de l’organisation de 13 caravanes médicales et de la mise à disposition des prestations de santé dans des hôpitaux publics, notant que ces actions ont bénéficié à 27.000 personnes. 

En outre, 9 projets portant sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable ont été réalisés à Ouarzazate. Pour ce qui est de la région d’Al Haouz, la ministre a fait savoir que MASEN a procédé à l’approvisionnement en électricité de certains villages au moyen de mini-réseaux (mini-grids), lesquels sont alimentés à partir d’installations solaires photovoltaïques et d’unités de stockage par batteries.

Elle a également indiqué qu’environ 5 GW d’énergies renouvelables ont été injectés au réseau électrique à travers les différentes régions du Royaume, notant que ces projets, de grande ou de petite envergure, ont été soutenus par des réformes législatives, des programmes et des mesures favorisant leur pérennité et contribuant au désenclavement des douars avoisinants.

La ministre a, en outre, souligné que ces projets ont contribué à la qualification de la main-d’œuvre locale, grâce à la création de milliers d’emplois directs et indirects dans ces zones.



La facture énergétique du Maroc s’est établie à 114,04 milliards de dirhams (MMDH) au titre de l’année 2024, en repli de 6,5% par rapport à 2023, selon l’Office des changes.

Cette évolution des importations des produits énergétiques fait suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en houilles, cokes et combustibles solides similaires de 23,2% à 12,67 MMDH, sous l’effet prix en recul de 17,2%, conjugué à une baisse des quantités importées de 7,2%, explique l’Office des changes dans son récent bulletin des indicateurs mensuels des échanges extérieurs.

La diminution de la facture énergétique est attribuable aussi au recul des importations du « gaz de pétrole et autres hydrocarbures » et du « gas-oils et fuel-oils » respectivement de 11,2% à 21,25 MMDH et de 2% à 57 MMDH, ajoute la même source.

D’après ledit bulletin, les importations totales de biens ont augmenté, en 2024, de 6,4% pour s’établir à 761,45 MMDH.



Les infrastructures de mobilité constituent un levier essentiel pour le développement territorial, ont affirmé, le 11 février, les intervenants d’un panel organisé sous le thème « Infrastructures et service public de mobilités : comment transformer nos territoires ? », dans le cadre de la 1ʳᵉ édition du Green Impact Expo & Summit (GIES 2025).

Les conférenciers ont souligné l’importance d’une conception intelligente des infrastructures de transport, qui doit s’inscrire dans une logique de durabilité et de résilience. Ils ont insisté sur la nécessité de planifier la mobilité en amont lors de la conception des villes, afin d’assurer un accès fiable, sûr et inclusif aux transports.

Selon eux, l’un des enjeux majeurs est de répondre aux attentes des citoyens en réduisant leur temps de trajet et en améliorant leur qualité de vie. Cela passe par la mise en place de réseaux de transport performants, conçus pour anticiper les risques et intégrer les impératifs de décarbonation.

Les experts ont rappelé que le ministère de l’Intérieur joue un rôle clé dans le soutien technique et financier des collectivités territoriales, afin d’améliorer l’offre de transport public dans les grandes agglomérations. Ce soutien se traduit par le développement de projets structurants, tels que l’extension des transports en commun en site propre (TCSP) dans plusieurs villes, le prolongement du réseau TCSP Rabat-Salé-Kénitra, la mise en place des nouvelles lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) à Agadir, Marrakech, Tanger et Fès.

Prenant l’exemple de Casablanca, les panélistes, professionnels du domaine des transports, ont mis en avant un réseau de transport en commun structuré, qui couvre plus de 10.000 km, avec près de 2.000 stations et arrêts, ainsi que 13 pôles d’interconnexion entre les 4 lignes de tramway, 2 lignes de busway et 59 lignes de bus, soutenant que dans une démarche de modernisation et d’optimisation, la ville a déployé une tarification unique, ainsi que des services numériques innovants, tels que l’achat de billets en ligne et une application mobile facilitant l’accès aux transports publics.

Et de conclure que pour améliorer la qualité de vie des citoyens et réduire la dépendance aux transports individuels, Casablanca devra miser sur l’optimisation de l’écosystème des transports, l’amélioration de la logistique urbaine, et la réglementation des services de transport via les applications.



Le Directeur Général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Tarik Hamane, et le Directeur Général de la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC), Sidi Salem Mohaned Elabd, ont signé, le 4 février à Nouakchott, un accord pour le développement et la réalisation de l’interconnexion électrique entre le Royaume du Maroc et la République Islamique de Mauritanie.

Signée en présence de l’ambassadeur du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar, cette convention intervient conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour le renforcement des relations bilatérales et de la coopération énergétique régionale.

S’inscrivant dans le cadre de l’Initiative Royale Atlantique visant à renforcer l’intégration africaine et à promouvoir la coopération Sud-Sud, le projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie constitue une avancée majeure qui permettra de renforcer davantage la fiabilité des réseaux électriques des deux pays, d’améliorer leurs performances et de faciliter les échanges d’énergie électrique entre le Maroc et la Mauritanie et entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest dans le cadre du WAPP (système d’échange d’énergie électrique ouest africain).

Il constitue également l’opportunité de valoriser et de tirer pleinement profit de la complémentarité en reliant les réseaux électriques des deux pays, notamment pour une meilleure intégration et optimisation des ressources en énergies renouvelables dont ils bénéficient.
A cette occasion, M. Hamane a indiqué que ce projet d’interconnexion électrique ouvrira des perspectives dans les différents domaines des énergies renouvelables, notamment que les deux pays disposent d’énergies renouvelables importantes.

Il permettra aussi de renforcer les capacités et de dynamiser le marché entre les deux pays, conformément à la Vision de SM le Roi en la matière, notant que le projet contribuera également à travailler en complémentarité entre les deux réseaux électriques et de renforcer les expertises et l’échange entre les deux pays.

De son côté, M. Mohaned Elabd a relevé que l’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie constitue une étape qui répond aux nouvelles réalités du système électrique mauritanien et ouvre des perspectives prometteuses pour les deux pays à même de renforcer leurs capacités de connexion avec les marchés européen et africain.

Il a été, en outre, procédé à la signature d’une convention portant sur le partenariat dans plusieurs domaines entre les deux institutions, notamment l’échange d’experts et la formation des cadres.

À l’issue de la cérémonie de signature de l’accord, les équipes techniques de l’ONEE et de la SOMELEC ont immédiatement entamé des travaux de concertation dans le cadre de la mise en œuvre du projet.

À travers cette initiative stratégique, l’ONEE et la SOMELEC consolident leur partenariat en faveur du développement du secteur électrique des deux pays et du renforcement de l’intégration régionale des réseaux électriques.

Le Maroc et la Mauritanie réaffirment ainsi leurs rôles de hub énergétique au niveau continental et régional, en renforçant les interconnexions électriques et en favorisant l’intégration des marchés de l’énergie pour un développement durable et partagé.



Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a annoncé, le 31 janvier, le lancement de la 15e édition du Prix Hassan II pour l’environnement.

« Ce prix vise à encourager toute initiative qui contribue à la protection de l’environnement et au développement durable dans six domaines : Recherche scientifique et technique, Médias, action associative, Initiatives des entreprises, Initiatives des collectivités territoriales, et Exemplarité de l’administration en matière de développement durable ».

Les dossiers de candidature doivent être envoyés par courrier recommandé ou déposés au bureau d’ordre du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable – département du Développement durable, et ce avant le 30 avril 2025. Le dossier du prix est disponible sur le site web du ministère : www.mtedd.gov.ma



Le Maroc est un acteur clé des efforts internationaux visant à lutter contre les changements climatiques, a affirmé Giulia Cimini, spécialiste italienne en gouvernance environnementale au Moyen-Orient.

Le Royaume du Maroc n’a cessé de renforcer son leadership régional et international en matière de développement durable à travers une stratégie de « diplomatie verte » qui favorise les échanges et la coopération entre l’Afrique et l’Europe, a souligné Mme Cimini lors d’un cycle de conférences organisé par la Casa Árabe à Madrid.

Pour cela, explique cette professeure de sciences politiques à l’Université de Bologne, le Maroc et l’UE ont signé un Partenariat Vert, qui s’inscrit dans le cadre du pacte Vert européen dans sa dimension extérieure.

Ce partenariat avec l’UE constitue une avancée majeure et traduit l’engagement résolu du Maroc en faveur de la protection de l’environnement et l’attachement du Royaume à jouer un rôle de liaison entre l’Afrique et l’Europe.

Mme Cimini a fait observer que la stratégie environnementale du Maroc repose sur des projets structurants, tels que le complexe Noor Ouarzazate, la plus grande centrale solaire au monde.

Elle a également mis en relief les actions phares entreprises par le Maroc pour réussir la transition vers les énergies renouvelables qui représentent « une nouvelle opportunité commerciale » permettant de diversifier l’économie et de réduire la dépendance aux ressources fossiles.