Le ministre marocain de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdellah, a annoncé, le 23 juin à Rabat, que la COP22 sera marquée par l’organisation d’un nouveau « Buildings Day », une occasion pour présenter les nouveautés opérées dans le secteur de l’habitat. Notant que le secteur du bâtiment représente le tiers de la consommation énergétique totale du Maroc, Benabdellah a affirmé que son département est impliqué dans la mise en place des normes et des règlements de construction relatifs à la qualité des matériaux pour faire en sorte que, désormais, la politique de l’habitat et la politique urbaine au Maroc soit profondément marquée du sceau du développement durable. Le ministère a fondé en collaboration avec ses partenaires une alliance marocaine bâtiments et constructions regroupant l’ensemble des intervenants dans l’acte de construire (architectes, ingénieurs, promoteurs immobiliers, entreprises, fédérations professionnels et société civile) à laquelle vont se joindre d’autres membres, a dit le ministre.

Le Maroc propose de mettre en place un guichet unique pour mobiliser la finance climatique et accélérer l’accès à ces financements pour les projets bancables, notamment pour les pays en développement, selon le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Nizar Baraka en marge du 1er Forum Mondial des Alliances et Coalitions pour le climat. Le Maroc propose de mettre en place une plateforme électronique « Fast Track Finance », une sorte de guichet unique qui permettra à tous les pays de connaitre les différents fonds existants, les critères d’éligibilité et les possibilités d’accès à ces crédits. Ce guichet unique sera mis en place à travers l’établissement d’une cartographie des acteurs de la finance climatique, la mobilisation des acteurs pour l’assistance technique à la conception des projets soumis au financement, et le développement d’un réseau des acteurs de la finance climatique partenaires de l’initiative et permettant d’avoir un Fast Track, a expliqué Baraka.

Le Maroc présentera, lors de la COP22, une nouvelle proposition « l’oasis durable » qui consiste à préserver cet espace pour l’avenir, a annoncé le 23 juin à Rabat, le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, en marge du premier Forum Mondial des Alliances et Coalitions pour le climat.

Akhannouch a ajouté que l’initiative d’adaptation pour l’Afrique (AAA) et la proposition de l’oasis durable sont donc les fers de lance du Maroc lors de la COP 22.

Cette initiative AAA, ne concerne pas uniquement le Maroc mais toute l’Afrique avec des solutions basées sur la séquestration du carbone, la plantation des arbres, l’utilisation et l’optimisation des ressources en eau et la gestion des risques, a indiqué M. Akhannouch.

Le Maroc souhaite partager son expérience en la matière avec le monde, a noté le ministre, relevant l’importance du financement pour l’Afrique afin que l’agriculture africaine soit en rendez-vous au niveau international.

L’initiative AAA permettrait de relever les trois principaux défis auxquels le continent fait face aujourd’hui. Il s’agira de garantir des financements aux projets, en particulier ceux liés à l’adaptation de nos agricultures aux changements climatiques, d’œuvrer à l’augmentation de la productivité agricole et d’augmenter le pouvoir de séquestration des sols africains, avec un bénéfice double d’atténuation et d’adaptation, en ligne avec les recommandations de l’initiative française « 4 pour 1000 » (augmentation chaque année de la matière organique des sols de 4 grammes pour 1.000 grammes de CO2).

La Conférence internationale sur l’eau et le climat (CIEC) se tiendra les 11 et 12 juillet à Rabat sous le thème « Sécurité Hydrique pour une Justice Climatique ». Organisée en collaboration avec le ministère français de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et le Conseil Mondial de l’Eau (CME), la Conférence Internationale sur l’Eau et le Climat verra la participation de ministres Africains et de la région MENA, des représentations diplomatiques et d’agences de développement, des bailleurs de fonds, des agences gouvernementales, des institutions intergouvernementales ainsi que des organes de l’ONU. A noter que cet événement est labellisé ‘‘COP22’’.

Il ambitionne de plaider pour une meilleure prise en charge de l’eau dans les négociations du climat lors de la COP de Marrakech.

En amont de la 22ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) qui se tiendra du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, la Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima accueille les 18 et 19 juillet prochain à Tanger la MEDCOP CLIMAT.

Ce forum méditerranéen pour le climat de tous les acteurs gouvernementaux et non étatiques s’inscrit dans une continuité des engagements et enjeux issus de la MEDCOP21 de Marseille. Ce forum permettra pendant deux jours de valoriser, partager, consolider les contributions et définir des plans d’action pour les Etats, les Collectivités territoriales, ONG, associations et entreprises tant pour l’atténuation que pour l’adaptation.

Site de la MEDCOP CLIMAT Tanger

L’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE) et le groupe suisse ABB ont signé en mai dernier, un protocole d’accord ayant pour objet le développement et la mise en œuvre de solutions d’efficacité énergétique et sa promotion à travers des actions de formation, de sensibilisation et de démonstration communes.

L’étendue de l’accord couvre :

1) la collaboration au développement de l’efficacité énergétique, notamment dans le secteur de l’Industrie et le Bâtiment,

2) la mise en place des prototypes de démonstration ‘‘demo case’’,

3) l’organisation conjointe des ateliers régionaux de sensibilisation,

4) le partage des expériences et des données,

5) la formation dans l’Efficacité Energétique en Industrie.

 

Pour rappel, ABB est le leader mondial dans les technologies de l’énergie et de l’automation, avec une présence dans environ 100 pays.

Article Le Matin : L’Aderee et le suisse ABB s’allient dans l’efficacité énergétique

Conscient du rôle crucial des énergies renouvelables dans la réduction des gaz à effet de serre et dans l’amélioration de la sécurité énergétique, le Centre National d’Etudes et de Recherche sur l’Eau et l’Energie (CNEREE) relevant de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech a développé, pour la première fois au Maroc, une technologie thermo-solaire pour l’extraction des huiles essentielles des plantes aromatiques et médicinales (PAM) qui constitue une alternative idéale aux combustibles fossiles classiques. Le CNEREE a développé dans la région de Marrakech-Safi un dispositif décentralisé, « la parabole solaire Sheffler Reflector », pour la distillation des PAM en utilisant l’énergie solaire afin d’extraire essences, huiles essentielles et eaux aromatisées, et ce dans le cadre d’un projet mené en collaboration avec l’entreprise allemande Simply Solar, le bureau d’études allemand Com.E et 2 ONG marocaines : CDRT et JECA, en perspective de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech.

La facture pétrolière du Maroc a enregistré une baisse de 31,2% à fin mai 2016, s’élevant à 19,9 milliards DH au lieu de 28,91 MMDH une année auparavant, selon l’Office des changes. A noter que ce recul est en lien avec la régression des approvisionnements en huile brute de pétrole (-100%), d’après les dernières statistiques rendues publiques par l’Office sur les échanges extérieurs du Maroc. Et dans ses statistiques provisoires, l’Office des changes fait état également d’un retrait du gaz de pétrole et des acquisitions du gas-oil et fuel-oils respectivement de 25,3 et 11% .

Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et Président de la COP22, a reçu le 17 juin à Rabat les plus importants opérateurs économiques du Maroc, afin de leur présenter les opportunités de partenariat et les modalités de participation dans le cadre de la COP de Marrakech et appeler les patrons « à agir pour que le prochain rendez-vous planétaire du climat joigne l’ambition à l’action » et « faire de la COP22 une étape importante du développement d’un Maroc émergeant ».

Et à cette occasion, le Président du GPBM et de BMCE Bank of Africa, Othman Benjelloun, a indiqué que « le secteur bancaire marocain est impliqué bien avant la COP21 dans la défense des énergies Renouvelables », assurant « de la mobilisation du secteur pour réussir le challenge de la COP de Marrakech ».

De son côté, le vice-président de la CGEM, Fayçal Mekouar, a exprimé la volonté du patronat marocain à contribuer à la réussite de la COP22, indiquant que « dans le cadre de ce rendez-vous mondial, les engagements de la CGEM s’inscrivent dans la durabilité ».

Enfin, le Chef du pôle partenariat public‐privé au sein du comité de pilotage de la COP22, Said Mouline, a assuré que « le secteur privé est le fer de lance de la COP22 ».

 

Les membres du Comité interministériel du suivi de la préparation de la 22e Conférence des Parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP22) se sont réunis, mercredi 15 juin à Rabat, pour présenter l’état d’avancement des préparatifs, et se pencher sur les initiatives marocaines en la matière et les perspectives de cet événement international. Et lors de cette réunion présidée par Salaheddine Mezouar, président du comité de pilotage de la COP22, les membres du comité interministériel se sont attelés sur les différentes réalisations concernant l’administration et la finance, la communication, la sécurité et la logistique, la société civile, le partenariat public privé, les Side Events, ainsi que les aspects scientifiques et ayant trait à la négociation.