Les opportunités des énergies renouvelables et les enjeux du changement climatique, ont été au centre d’une rencontre tenue, le 29 octobre à Laâyoune, en présence d’un parterre d’experts et d’acteurs institutionnels et associatifs.

Organisée par le Réseau Association Khnifiss et la Coordination régionale de l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD) à Laâyoune-Sakia El Hamra, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation de la COP 29 à Bakou en Azerbaïdjan en novembre prochain et la campagne méditerranéenne “TeraMed” qui vise à accélérer une transition énergétique équitable dans la perspective de redoubler la production d’énergie propre d’ici l’année 2030.

Placée sous le thème “Les opportunités et les enjeux des énergies renouvelables et du changement climatique et le renforcement du processus de la durabilité dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra: Quel rôle pour +Teramed+”, cet événement intervient également dans le cadre des efforts nationaux et régionaux ayant pour objectif de faire face aux répercussions des changements climatiques et de contribuer à la mise en œuvre des résultats des différentes conférences des parties à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

S’exprimant à cette occasion, le coordinateur régional de l’AMCDD, Salek Aouissa, a indiqué que cette rencontre a pour but de mettre en exergue l’initiative “TeraMed”, de débattre des défis et des obstacles auxquels est confrontée la transition vers les énergies renouvelables, et d’identifier les opportunités d’investissement en la matière.

Aouissa, qui est également président du Réseau Association Khnifiss, a souligné que la région de Laâyoune-Sakia El Hamra s’est adhéré au processus de la mise en œuvre d’un plan régional de neutralité carbone et de transition vers les énergies propres.

La région abrite les plus grandes centrales d’énergies renouvelables au niveau africain, favorisant ainsi le processus de développement vers la neutralité carbone, la réalisation de projets sans pollution et une intégration optimale des dimensions climatiques et de la gestion durable des ressources et des systèmes et leur préservation dans le cadre des programmes et plans de développement.

Dans ce contexte, l’acteur associatif a souligné l’impératif de l’échange d’expériences, d’expertises et de recherches, appelant à trouver des solutions et à renforcer le dialogue entre tous les acteurs territoriaux, les départements gouvernementaux et le secteur privé, en vue d’assurer la transition vers la neutralité carbone, le développement durable et les industries vertes.

Pour sa part, Ayoub Doughmi, ingénieur à la Direction régionale de l’environnement a présenté un exposé sur la Stratégie nationale de Développement durable, qui ambitionne notamment d’assurer une transition vers une économie verte et inclusive d’ici 2030 en définissant des objectifs ambitieux, en termes de développement des énergies renouvelables (plus de 52% d’énergie renouvelable à l’horizon 2030) et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Doughmi a aussi passé en revue les différents projets régionaux en énergies renouvelables (énergie æoline, énergie solaire et l’initiative hydrogène vert).

De même, les participants ont été conviés à suivre une présentation sur l’initiative “Terramed” visant à soutenir le dialogue méditerranéen pour l’augmentation du volume des énergies renouvelables afin de répondre aux défis du changement climatique, parvenir à la neutralité carbone et atteindre les objectifs de l’accord de Paris dans les pays du Bassin Méditerranéen.
Lors de cette rencontre, une série de thématiques ont été débattues axées notamment sur “Les énergies renouvelables et le changement climatique et leur impact sur l’économie et la société”, “Le rôle de la technologie dans le développement des sources d’énergie renouvelables”, “Les efforts et initiatives nationaux dans le domaine des énergies renouvelable” et “L’investissement dans les projets d’énergies renouvelables”.

Organisée en partenariat avec l’association Le Club marocain pour l’environnement et le développement et en coopération avec la Direction régionale de l’environnement, le Réseau Arabe pour l’environnement et le développement (READ), l’Alliance pour le climat et l’air pur et le Programme des Nations Unies pour l’environnement, cette rencontre a été marquée par la présence des représentants institutionnels, des élus, des représentants du secteur privé, des universitaires, des étudiants et des acteurs de la société civile.

Un partenariat scientifique a été signé le 30 octobre à El Jadida, entre l’université Chouaib Doukkali (UCD) et des opérateurs chinois dans le domaine de l’énergie propre.

L’accord, qui porte notamment sur la création d’un “Laboratoire Sino Marocain de l’Énergie Verte et des Matériaux Avancés”, a été scellé par l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées (ENSAJ) de l’UCD, l’Université de Technologie de Xi’an, ainsi que les entreprises Huadian Heavy Industries et Huadian Lanco Technologies.

Dans une déclaration, Abdelowahed hajjaji, directeur de l’ENSAJ, a indiqué que cette initiative vise à renforcer la coopération scientifique entre le Maroc et la Chine et à contribuer à la transition énergétique en développant des solutions de pointe dans le domaine des énergies renouvelables et des matériaux avancés.

Ce laboratoire est axé sur l’innovation dans des domaines cruciaux comme le photovoltaïque et l’hydrogène vert, des secteurs en pleine expansion dans le Royaume.

Hajjaji a précisé qu’une équipe de recherche du Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur pour l’Énergie (LabSIPE) de l’ENSAJ mène déjà des travaux de collaboration dans le domaine de stockage d’énergie verte, avec des partenaires internationaux, en France notamment. Ce genre de partenariat a montré la qualité du savoir-faire marocain en matière de gestion et d’optimisation des énergies renouvelables.

“Ce laboratoire conjoint, a t-il détaillé, sera plus qu’une simple infrastructure. Il deviendra un pôle d’innovation environnementale en s’appuyant sur l’expertise partagée des chercheurs marocains et chinois”.

Il est également conçu, selon lui, comme une plateforme de formation et de transfert de compétences pour les jeunes chercheurs des deux pays, ouvrant des perspectives prometteuses pour une économie verte et durable, adaptée aux enjeux environnementaux du XXIe siècle.

Ce partenariat incarne la relation solide et durable entre le Maroc et la Chine, avec une volonté commune de réduire les émissions de carbone et d’améliorer l’efficacité énergétique.



Malgré les engagements pris par près de 200 pays lors de la COP28 pour intensifier leurs efforts en matière d’efficacité énergétique, les progrès en 2024 demeurent insuffisants, a souligné le 7 novembre l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

A quelques jours de la COP29, l’AIE a appelé à une action politique plus rapide et déterminée pour atteindre les objectifs mondiaux d’économie d’énergie et de réduction des émissions.

L’Agence a estimé que l’efficacité énergétique ne progressera que de 1 % cette année, un rythme inchangé par rapport à 2023 et nettement inférieur aux avancées de 2010-2019. Ce chiffre reste loin de l’objectif de 4 % pour 2030, convenu lors de la COP28 de Dubaï. Malgré les progrès initiaux dus à la crise énergétique mondiale, les avancées en efficacité énergétique ont perdu de l’élan, selon l’AIE. 

L’agence intergouvernementale a signalé, à cet égard, que près de la moitié des bâtiments dans le monde ne sont toujours pas soumis à des normes d’efficacité énergétique, et que seuls trois moteurs électriques sur cinq utilisés à l’échelle mondiale respectent des standards minimaux de performance énergétique.

“Les solutions et technologies pour accélérer l’efficacité énergétique sont déjà disponibles, et de nombreux gouvernements font des progrès notables dans ce sens”, a affirmé le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol.

Il a cité comme exemple les pompes à chaleur et les véhicules électriques “qui consomment généralement bien moins d’énergie que les technologies qu’ils remplacent”.



La ville d’Agadir a remporté le Prix mondial pour le développement durable des villes (Prix de Shanghai), en reconnaissance de ses efforts remarquables dans le domaine du développement urbain durable, et ce dans le cadre de la Journée mondiale des villes célébrée à Alexandrie en Egypte.

A cette occasion, le vice-président du Conseil communal d’Agadir chargé des Finances et du Budget, Lbachir Benhmade, a reçu le Prix au nom de la Commune d’Agadir qui déploie des efforts inlassables dans la gestion durable des ressources en eau et le développement du concept d’infrastructure verte.

Cette distinction reflète l’engagement de la commune d’Agadir à atteindre les objectifs de développement durable, en adoptant des politiques en faveur de l’environnement et de bien-être des habitants et des visiteurs de la ville.

Dans une déclaration, le conseiller à la commune d’Agadir et vice-président de la commission d’urbanisme et de la politique de la ville intelligente, Zakaria Oulad, a souligné que les efforts déployés dans ce cadre ont porté notamment sur la modernisation de l’éclairage public à faible consommation d’énergie et sur la réutilisation des eaux usées pour irriguer les espaces verts urbains.

Les efforts de la commune d’Agadir, a-t-il poursuivi, ont également porté sur le projet de Bus à haut niveau de service (BHNS), qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique, ainsi que l’initiative “Smart City”, qui fournit des solutions technologiques intelligentes pour améliorer les services publics, en plus de la mise en place des parcs urbains et des espaces verts.

La ville d’Agadir s’est vu décerner ce Prix aux côtés de quatre autres villes mondiales, à savoir Melbourne en Australie, Trivandrum en Inde, Doha au Qatar et Iztapalapa au Mexique.
Le Prix de Shanghai est une initiative mondiale menée par l’ONU-Habitat et la municipalité de Shanghai. Ciblant spécifiquement les villes, le Prix est dédié à la reconnaissance des progrès et des réalisations exceptionnels des villes ainsi que des municipalités à travers le monde dans leur mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable, et du Nouvel agenda urbain.

Le Prix de Shanghai pour le développement durable vise à encourager les villes du monde à adopter des politiques urbaines qui prennent en considération les aspects environnementaux et sociaux, pour renforcer le rôle des villes dans l’édification d’un avenir plus durable.



La réunion de validation de l’Accord Intergouvernemental (IGA) et de l’Accord avec le Gouvernement Hôte (HGA), inhérents au projet unique du Gazoduc Africain atlantique (Nigeria- Maroc), tenue le 1er novembre à Abuja, témoigne de l’engagement de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auprès des pays membres, le Maroc, le Nigeria et la Mauritanie, a souligné Mme Amina Benkhadra, Directrice générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM).

Mme Benkhadra qui intervenait au nom de l’ONHYM, au coté de son partenaire la Nigerian Petroleum Company Limited (NNPC), lors de cette réunion ministérielle a salué l’engagement de la CEDEAO et des pays membres pour la coordination exemplaire du processus d’examen des textes de l’IGA et du HGA ainsi que pour toutes les réunions tenues à Marrakech, Rabat puis à Abidjan et à Lagos.

“Nous nous réunissons aujourd’hui pour valider l’IGA et le HGA au niveau des ministres, ce qui marquera une étape décisive vers sa signature officielle», s’est-elle félicitée, faisant savoir que ces accords vont créer un environnement propice à la mise en œuvre réussie du projet et marqueraient un pas significatif vers la souveraineté régionale. Ces accords, a-t-elle poursuivi, symbolisent « notre ambition commune de renforcer l’intégration régionale et la coopération énergétique, tout en partageant la vision d’une Afrique plus unie et prospère ».

Sur un autre registre, Mme Benkhadra a rappelé que le projet du Gazoduc Africain Atlantique, né d’une vision partagée entre SM le Roi Mohamed VI et les Présidents du Nigeria et d’un engagement mutuel entre le Maroc et le Nigeria, a pour ambition de stimuler la croissance économique collective et le développement de la région de l’Afrique de l’Ouest.

«En accélérant l’électrification, en favorisant l’autosuffisance énergétique, en créant de la richesse et des emplois, et en développant les secteurs industriels, ce projet peut profondément améliorer les conditions de vie et générer des opportunités économiques dans toute la région», a-t-elle affirmé.

A ses yeux, au-delà de l’assurance de la sécurité énergétique et de l’autonomie en Afrique de l’Ouest, le projet incarne une initiative profondément enracinée en Afrique, ayant pour ambition de favoriser une croissance durable et des transformations positives au niveau de la région.

Mme Benkhadra n’a pas manqué de relever que la construction et l’exploitation de ce gazoduc devraient attirer des investissements étrangers conséquents, dont une part substantielle sera dédiée aux entreprises locales.

Au niveau international, le Gazoduc revêt une importance stratégique en ce sens qu’il offre à l’Europe une alternative viable pour diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz, et sécuriser davantage son approvisionnement, a-t-elle expliqué, relevant qu’avec un export potentiel de 15 milliards de m3 par an, le gazoduc contribuera à renforcer la sécurité énergétique de l’Europe.

Depuis son lancement en 2017, le projet du Gazoduc africain atlantique, émanant de la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI et des Présidents du Nigeria, a connu d’importantes avancées.

Les études d’ingénierie détaillées menées par des prestataires de renommée mondiale ont été achevées en mars 2024, représentant une avancée significative vers la réalisation de ce projet, a rappelé Mme Benkhadra, notant que le concept est robuste et les données macroéconomiques démontrent la rentabilité du projet et sa compétitivité.

Actuellement, les études de survey du segment nord sont en cours, tandis que celles du segment sud débuteront sous peu, a-t-elle ajouté relevant que les contrats pour les études d’impact environnemental et social (ESIA) ont été attribuées et les travaux sur le terrain ont déjà commencé.

Ces études, explique Mme Benkhadra, permettront d’affiner le plan de mise en œuvre, en intégrant tous les aspects environnementaux et sociaux afin d’assurer le respect des normes les plus élevées.



Le projet de Gazoduc Africain Atlantique (Nigeria-Maroc) vise à permettre l’émergence d’une véritable prospérité pour l’Afrique, a affirmé, le 1er novembre à Abuja, la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Mme Leila Benali.

Mme Benali, qui prenait part à une réunion des ministres de l’énergie des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dédiée au projet de Gazoduc Africain Atlantique (Nigeria- Maroc), a indiqué que ce projet stratégique vise à permettre l’émergence d’une véritable prospérité pour l’Afrique et ses populations en exploitant localement les ressources africaines, en développant des infrastructures industrielles et en créant des emplois.

Le gazoduc Nigeria-Maroc a toujours été bien plus qu’un simple pipeline, a-t-elle souligné, affirmant qu’il s’agit d’un projet éminemment politique, dont l’idée est portée par SM le Roi Mohammed VI et les Présidents du Nigeria.

“Leur soutien à cette vision n’a jamais faibli, car il ne s’agit pas seulement d’une infrastructure traversant plusieurs pays africains sur 6.000 kilomètres, d’une capacité de 15 à 30 milliards de mètres cubes de gaz, ou encore d’un accès moderne à l’énergie pour près de 400 millions de personnes réparties dans 13 pays”, a expliqué la ministre, relevant que ce projet est surtout une réponse à la reconnaissance mondiale, particulièrement en Europe, que le dernier réservoir de capacité productive pour les décennies à venir est l’Afrique. Remerciant les différents partenaires qui ont adhéré à cette vision en contribuant à la persévérance nécessaire à la poursuite de cette initiative, Mme Benali a fait savoir que désormais, le projet se nomme le Gazoduc Afrique Atlantique, en référence à la vision atlantique de SM le Roi, visant à offrir aux pays du Sahel une porte vers l’Atlantique et une ouverture à la prospérité.

Par ailleurs, elle a souligné que cette réunion est une occasion pour avancer concrètement vers les moyens financiers et techniques qui permettront de rendre ce projet viable et réalisable, y compris les projets d’énergie renouvelable essentiels dans la stratégie énergétique marocaine.

Les infrastructures transnationales comme ce gazoduc nécessitent des financements structurés, continus et rigoureux, a-t-elle poursuivi, précisant qu’une fois opérationnelle, cette infrastructure doit être en mesure de répondre aux besoins d’approvisionnement énergétique du continent et de ses partenaires.

Cette réunion à laquelle a été invitée également la Mauritanie, a pour objectif l’adoption de l’accord intergouvernemental sur le Gazoduc Africain Atlantique (Nigéria- Maroc) qui sera soumis à la signature des Chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, du Maroc et de la Mauritanie.



 

Une réunion de travail au niveau des ministres de l’énergie des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dédiée au projet unique de Gazoduc africain atlantique (Nigéria- Maroc), s’est tenue le 1er novembre à Abuja, avec la participation du Maroc.

La délégation marocaine participant à cette réunion est conduite par la ministre de la transition énergétique et du développement durable, Mme Leila Benali, accompagnée de la Directrice Générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra, et de l’ambassadeur du Maroc au Nigéria, Moha Ouali Tagma.

Cette réunion à laquelle a été invitée également la Mauritanie, a pour objectif l’adoption de l’accord intergouvernemental sur le Gazoduc Africain Atlantique (Nigéria- Maroc) qui sera soumis à la signature des Chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, du Maroc et de la Mauritanie.
Organisée par la commission de la CEDEAO, cette réunion conjointe des Ministres en charge de l’Energie et des Hydrocarbures, élargie aux Ministres en charge des Hydrocarbures du Maroc et de la Mauritanie, a été précédée d’une réunion des experts sectoriels.
La réunion s’inscrit dans le cadre du processus statutaire d’adoption des textes communautaires à la CEDEAO. Les sujets qui seront portés à l’examen et l’adoption des Ministres en charge des Hydrocarbures portent sur le Projet d’Accord Intergouvernemental (IGA) concernant le Gazoduc Africain Atlantique (AAGP) et le Projet d’Accord avec le Gouvernement Hôte (HGA) concernant le Gazoduc Africain Atlantique (AAGP) annexé à l’IGA.

La réunion d’Abuja intervient après un atelier régional d’examen et de validation de l’Accord des Etats hôtes (HGA- Host Government Agreement), organisé du 8 au 11 octobre dernier à Lagos au Nigéria et qui fait suite à moult rounds de négociations des dispositions de l’Accord Intergouvernemental (IGA) et de l’Accord de Gouvernement Hôte (HGA), organisés à Rabat, Marrakech et à Abidjan.

L’organisation de ces réunions de travail et d’ateliers régionaux sur le projet d’Accord Intergouvernemental (IGA) et le projet d’Accord du Gouvernement Hôte (HGA) s’insère dans le cadre du projet stratégique de Gazoduc Africain Atlantique, lancé suite à l’initiative visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et l’ancien Président du Nigéria Muhammadu Buhari, et soutenue par l’actuel Président nigérian Bola Tinbu.

Ces réunions offrent l’occasion de finaliser les dispositions des projets de textes de l’IGA et du HGA, suite aux commentaires et recommandations partagés et discutés par les différents pays traversés par ce Gazoduc.

Il sied de souligner que l’Accord Intergouvernemental (IGA) et l’Accord avec les Pays Hôtes (HGA) constituent des documents clés qui définissent outre les règles régissant les relations juridiques entre les Etats Parties, les règles de gouvernance du projet, les relations contractuelles entre ces Etats et les investisseurs du projet.

A rappeler que le projet du Gazoduc africain atlantique vise à stimuler le développement économique et à faciliter l’accès des pays traversés aux sources énergétiques mais également, à renforcer la coopération Sud-Sud entre ces pays conformément à la vision stratégique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour un développement énergétique durable et intégré en Afrique, particulièrement sur la façade atlantique.

Depuis le lancement du projet suite à l’initiative du Souverain et de l’ancien président du Nigéria, Muhammadu Buhari en décembre 2016, plusieurs étapes importantes ont été achevées notamment, la signature des MoU entre le Maroc, le Nigéria et les autres Etats traversés, outre la finalisation des études techniques cruciales pour le développement de ce projet. 



La ministre de la transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, a affirmé, le 5 novembre à la Chambre des Représentants, que son Département poursuivra son action en 2025, en vue d’accélérer le développement des projets relatifs aux énergies renouvelables.
Présentant le projet du budget sectoriel du ministère devant la Commission des infrastructures de base, de l’énergie, des mines et de l’environnement, Mme Benali a souligné que le processus d’accélération et de développement concerne les projets d’énergies renouvelables à travers l’exploitation d’une capacité supplémentaire d’environ 750 mégawatts à partir de sources propres, ainsi que l’octroi de licences pour une capacité électrique additionnelle à partir de sources renouvelables d’environ 315 mégawatts. 

Il s’agit, en outre, d’accélérer la mise en œuvre du projet de la centrale solaire “Noor Midelt” prévu en 2027, ainsi que d’autres projets programmés, dont le projet “solaire photovoltaïque” développé par le Groupe OCP et le programme solaire photovoltaïque “Noor Atlas”, a-t-elle relevé. La ministre a, dans ce sens, mis l’accent sur les chantiers de production électrique, notant que 9.614 mégawatts, pour une valeur de 87,9 milliards de dirhams (MMDH), sont prévus pour l’année 2027, dans le cadre d’un plan d’équipement national vert.

Elle a, ainsi, indiqué que son Département accompagnera le réseau électrique pour la transition énergétique, tout en renforçant l’intégration régionale des réseaux électriques, à travers la consolidation des investissements en matière de transport électrique, à même d’atteindre une intégration optimale des énergies renouvelables, reliant le Sud au Centre via une ligne de 3 gigawatts.

Elle a, également, mis en avant l’expérience qualitative visant à encourager les économies de consommation d’énergie, qui a permis de baisser la consommation à 40%.

S’attardant sur les programmes et les projets réalisés ou futurs dans le domaine de l’efficacité énergétique, Mme Benali a mis l’accent sur le lancement du programme d’appui à l’efficacité énergétique (2022-2026), avec le soutien de la coopération internationale, pour une enveloppe budgétaire de 200 millions de dirhams (MDH), ciblant les secteurs du BTP, de l’industrie et de l’éclairage public, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre du programme de réhabilitation énergétique des mosquées, qui a permis la réhabilitation de plus de 6.000 mosquées au niveau national, économisant ainsi au moins 40%.

Selon la ministre, un système de mesure, de suivi et de vérification (MRV) est également en cours de développement pour poursuivre et surveiller l’efficacité énergétique au niveau national, ce qui permettra d’évaluer les programmes et les projets d’efficacité énergétique dans tous les secteurs vitaux de l’économie nationale.

Parmi ces projets, a-t-elle poursuivi, figurent aussi la formation de 800 acteurs nationaux et africains dans le domaine de l’efficacité énergétique et de la décarbonation dans les secteurs énergivores, ainsi que la présentation d’un appui technique à de nombreux établissements publics pour mettre en œuvre des projets visant à renforcer l’efficacité énergétique de leur flotte de transport.

S’agissant des perspectives d’exploration des hydrocarbures et des minéraux, Mme Benali a indiqué que le programme d’action 2025 dans le cadre du plan (2025-2027) comprend quatre projets d’exploration des hydrocarbures conventionnels, un projet d’exploration des hydrocarbures non conventionnels, outre un autre projet visant à déterminer l’extension du plateau continental atlantique.

Par ailleurs, la ministre a mis l’accent sur l’accompagnement de la mise en œuvre des projets programmés par des particuliers pour atteindre des capacités de stockage supplémentaires, notant que depuis le début du mandat gouvernemental, l’exploitation de nouvelles capacités de stockage a dépassé un million de mètres cubes avec un investissement d’environ 2,8 MMDH, ainsi que l’achèvement de la réalisation des projets programmés par les particuliers d’ici fin 2024, visant t à augmenter la capacité de stockage de 69.000 mètres cubes avec un investissement d’environ 204 MDH.

Elle a révélé, dans ce sens, qu’une capacité de stockage supplémentaire d’environ 470.000 mètres cubes sera réalisée au cours des années 2025-2026, avec un investissement avoisinant 1,7 MMDH.

Concernant la nouvelle vision du développement des industries minières, elle a souligné que le ministère œuvrera pour intégrer la politique minière au sein de la stratégie nationale dédiée au développement industriel, augmenter les investissements en la matière, notamment dans la recherche, outre le développement d’un secteur minier résilient et la mise en place d’une stratégie confortant le positionnement régional et continental du Maroc dans ce domaine.

Quant aux programmes de développement durable, Mme Benali a mis en exergue la gestion intégrée des déchets et la promotion de l’économie circulaire, évoquant le programme de coopération internationale et le renforcement continu de la coopération africaine, notamment le projet de gazoduc Nigeria-Maroc, l’initiative visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique et la recherche de nouvelles opportunités de coopération bilatérale et multilatérale, en vue de soutenir la mise en œuvre de programmes nationaux dans les domaines de la transition énergétique et du développement durable.



Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le décaissement en faveur du Maroc de la deuxième tranche au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité, pour un montant de 415 millions de dollars.

«Les autorités continuent de faire preuve d’un engagement fort en faveur de la transition du Maroc vers une économie plus verte », indique l’institution financière internationale dans un communiqué publié le 11 novembre à Washington..

Ce nouveau financement porte le décaissement total au titre de ce programme à environ 747 millions de dollars.

En septembre 2023, le Conseil d’administration du Fonds avait approuvé un financement de 1,3 milliard de dollars en faveur du Maroc au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité.
Selon le FMI, ce financement sur 18 mois “soutiendra la transition du Maroc vers une économie plus verte et contribuera à renforcer sa préparation et sa résilience face aux catastrophes naturelles, notamment celles liées au changement climatique”.

Ce financement « aidera le Maroc à faire face aux vulnérabilités climatiques, renforcer sa résilience face au changement climatique et saisir les opportunités de décarbonisation. Il contribuera également à renforcer la préparation des autorités marocaines face aux catastrophes naturelles et à stimuler le financement du développement durable » est-il indiqué.
La Facilité pour la résilience et la durabilité offre, selon le FMI, un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.



Le succès dans la lutte contre le changement climatique dépend de la capacité à fournir les instruments financiers et les stratégies de gestion des risques nécessaires, a souligné, le 13 novembre à Bakou, la ministre de l’Énergie et du développement durable, Leila Benali.

« Notre succès collectif dans la lutte contre le changement climatique dépend de la capacité à fournir les instruments financiers et les stratégies de gestion des risques nécessaires pour inspirer la confiance dans les projets d’énergies renouvelables », a dit Mme Benali qui intervenait lors d’une session intitulée : « Accroître l’investissement dans les systèmes énergétiques propres dans les EMDE », organisée en marge de la COP29. 

Lors de cette session organisée par l’Agence internationale des énergies renouvelables, le Breakthrough Agenda et le Conseil de la transition énergétique, la ministre, pour qui le changement climatique est une question « transnationale », a regretté que les subventions et les incitations soient « très limitées » aux frontières.

Pour lutter contre le réchauffement planétaire en stimulant les investissements publics-privés tout en réduisant économiquement les coûts de l’énergie et des transports pour tous, il faut être « en mesure d’offrir à nos concitoyens des services de qualité », a-t-elle souligné. Aussi, afin de contenir l’effet inflationniste de la transition, elle a mis l’accent sur la nécessité de faciliter les partenariats entre les marchés émergents et les économies développées et de mettre en place des incitations transfrontalières pour démontrer aux contribuables que les fonds sont déployés dans des projets durables contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Mme Benali a souligné, dans ce cadre, la nécessité de l’adaptation et la mise à l’échelle des modèles commerciaux et de la mise en place d’un environnement réglementaire favorable. « Nous devons revoir les institutions financières multilatérales afin qu’elles adoptent une vision plus audacieuse et à plus long terme de la perception des risques liés aux économies émergentes et économies développées (EMDE) ».

Les banques multilatérales, ainsi que les organisations financières internationales peuvent servir de catalyseurs en fournissant des garanties et d’autres mécanismes de partage des risques qui réduisent le risque perçu associé aux investissements dans les marchés émergents, a-t-elle jugé. La ministre a appelé les communautés de la finance et de l’assurance à doter les décideurs politiques des moyens d’assumer et de gérer efficacement le risque climatique dans ces entreprises.

En ce qui concerne le Maroc, elle a fait état des efforts fournis pour stimuler le financement climatique, notamment la mise à l’échelle des projets et la réduction des coûts pour les nouvelles technologies et les nouveaux carburants (ammoniac, hydrogène, stockage en batterie, etc.), ainsi que la mise en place des projets « mieux structurés, bancables et économiquement viables, avec un bon retour sur capital investi ». 

Mme Benali a tenu mercredi des réunions bilatérales avec la ministre émiratie du changement climatique et de l’environnement, Amna bint Abdullah Al Dahhak, le ministre qatari de l’environnement et du changement climatique, Abdullah bin Abdulaziz bin Turki Al Subaie et la directrice générale de l’énergie à la Commission européenne, Ditte Juul Jørgensen.
Les réunions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et des partenariats dans les domaines de la transition énergétique et du développement durable. La journée a également été marquée par la participation active de la délégation marocaine aux négociations et aux réunions parallèles organisées en marge de la conférence.