Les efforts déployés au cours du mi-mandat du gouvernement actuel ont permis le développement d’un écosystème d’investissement à même de drainer les investisseurs dans le secteur gazier et d’explorer ses gisement dans la région de l’Oriental, à Tendrara, et Larache, a affirmé le 8 juillet la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

En réponse à une question sur “le développement de l’exploration du gaz et de ses nouveautés” posée par le groupe Authenticité et Modernité (PAM) lors d’une séance consacrée aux questions orales à la Chambre des représentants, Mme Benali a souligné que le Maroc connaît une transformation majeure dans ce secteur, “ce qui a renforcé la confiance des investisseurs privés étrangers et marocains”.

Le ministère a élaboré une vision globale pour le secteur du gaz naturel en actualisant la stratégie relative au secteur et en préparant une feuille de route qui comprend les principales étapes de la création d’infrastructures, a-t-elle indiqué, notant qu’en mars 2024, un protocole d’accord a été signé entre quatre ministères et cinq institutions publiques pour coordonner les actions dans le secteur, en plus de l’organisation d’un atelier en faveur du secteur privé marocain et international le 31 mai 2024 “pour présenter la nouvelle vision, y compris l’accélération des projets gaziers à Tendrara et Larache”.

Ces efforts “ont commencé à se concrétiser au mi-mandat du gouvernement, avec des investissements marocains et étrangers encourageant les projets Tendrara et Larache”, a précisé la ministre, relevant que cette année, “une société étrangère a vendu près d’un milliard de dollars de ses actifs en Égypte, en Italie et en Croatie pour concentrer ses investissements à Larache, et une société privée marocaine a annoncé un investissement de 35 millions de dollars pour accélérer le projet Tendrara”.

Le Maroc et l’Allemagne ont signé, le 28 juin à Berlin, une déclaration visant à établir une alliance commune pour le climat et l’énergie, visant à renforcer la coopération bilatérale en matière de protection du climat et de transition énergétique.

La déclaration, signée par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du développement (BMZ), Svenja Schulze et le secrétaire d’État parlementaire auprès du ministre fédéral de l’Économie et de la protection du climat, Stefan Wenzel, a pour objectif d’établir une coopération accrue en matière d’adaptation au climat, de développement des énergies renouvelables et de production d’hydrogène vert.
Avec ce partenariat, scellé en présence notamment de l’ambassadrice de SM le Roi en Allemagne, Zohour Alaoui, les deux pays approfondissent leur coopération dans le développement de l’industrie de l’hydrogène vert, le commerce de l’électricité, la décarbonation, l’adaptation au climat et la formation des compétences.

“Le Maroc dispose d’excellentes conditions pour produire de l’électricité à partir du vent et du soleil, avec lesquelles il peut couvrir les besoins de sa propre économie et, à l’avenir, commencer également à exporter de l’hydrogène vert vers l’Allemagne”, souligne un communiqué des ministères fédéraux allemands de la Coopération économique et du Développement et de l’Économie et de la protection du climat.

Le Maroc et l’Allemagne peuvent s’appuyer sur une riche expérience en travaillant ensemble, notamment dans l’utilisation de l’énergie éolienne et solaire, ajoute la même source, notant que la BMZ a apporté son soutien à la construction de la plus grande centrale solaire thermique du monde à Ouarzazate, qui approvisionne en électricité environ 1,3 million de personnes.

“Se lancer dans la production d’hydrogène vert est la prochaine étape pour le Maroc”, relève le communiqué, notant que les centrales solaires et éoliennes permettent une mise en œuvre à grande échelle et donc une production durable d’hydrogène vert à l’échelle industrielle et le développement de filières économiques vertes.

Et d’ajouter que l’Allemagne participe déjà à la construction de la première usine de référence pour la production d’hydrogène vert au Maroc, qui doit être réalisée dans les années à venir.

L’usine devrait produire environ 10.000 tonnes d’hydrogène par an, soit suffisamment pour produire 50.000 tonnes d’acier vert, indique la même source, affirmant que ce projet est également destiné à servir de projet de référence pour la rentabilité de la production d’hydrogène vert en Afrique et pour renforcer la confiance des investisseurs privés au Maroc.

D’autres investissements suivront sur la base de la nouvelle alliance maroco-allemande pour le climat et l’énergie.